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WHIPLASH

par Dan SAUBION 28 Décembre 2014, 19:34 Billets d'où

WHIPLASH

Andrew est un jeune étudiant new-yorkais, sa spécialité c’est la musique et plus particulièrement la batterie. Il veut devenir le meilleur et pour cela il rêve d’être remarqué par Terence FLETCHER, un professeur exigeant qui n’intègre dans son groupe que les plus talentueux.

Mais l’apprentissage sous la coupe de ce mentor s’avère être une école difficile, douloureuse, souvent cruelle et humiliante.

L’excellence, ça se mérite …

 

Waou !!! quelle claque !! « Whiplash » signifie coup de fouet ; c’est, sans conteste, l’effet que provoque ce film.

 

Ce face à face est éprouvant, la tension croissante entre les deux principaux personnages envahit le spectateur piégé par cette confrontation entre dominant et dominé.

Dès la première image les rôles sont distribués, le gentil musicien au visage poupin porte un T-Shirt blanc et joue en pleine lumière ; arrive le maître démoniaque, silhouette sombre dans la pénombre, le visage taillé à la serpe … boum ! boum ! boum ! … peut mieux faire …. Et la spirale infernale est amorcée, l’élève cherche à plaire, à combler son professeur, dans la soumission et l’abnégation ; en écho à la tyrannie sournoise ou avérée du maître … un drôle de jeu, un double jeu ; qui se joue à deux …. Et qui dévoile des personnages pas si évidents que ça. Brillant !

La réalisation est impeccable, presque un huis clos : New York disparait derrière le quotidien, la vie s’efface devant la passion, l’amour devant l’ambition. Génial ! Gros plans sur … ? des visages, des instruments de musique, la sueur … Damien CHAZELLE, le réalisateur, filme les répétitions comme un entrainement sportif, les concerts comme un match, la musique comme une épreuve douloureuse … une souffrance qui exige le dépassement de soi … et tout ça transparait merveilleusement bien sur l’écran.

Dans les principaux rôles, Miles TELLER et J.K.SIMMONS, grandioses !

 

Et la musique dans tout ça ? …. Omniprésente, bien sûr, mais elle aussi malmenée, saccadée et obsessionnelle à l’image du ressenti de notre jeune batteur … pas besoin, donc, d’être un fan de musique, jazz ou batterie pour se laisser capturer/captiver par ce film.

 

… il faut juste courir le voir ! 

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