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Sweetmemory

Un petit tour dans le vaste Monde, une pause dans une salle de spectacles, un détour par la cuisine ou auprès du sapin de Noël ... deux ou trois créations … Bienvenue chez moi , agréable visite, et n'hésitez surtout pas à laisser un commentaire. Pour être informés des articles récents, n’oubliez pas de vous inscrire. A bientôt.

IRIS

IRIS

Iris, la jolie épouse d’un riche banquier disparait…

Iris sollicite l’aide d’un garagiste qui l’a dépannée…

La police enquête alors que le kidnappeur demande la rançon …

Mais les dés sont pipés et chacun est manipulé, … par qui ? pourquoi ?

 

Un solide scénario qui nous balade d’enquête en fausses pistes, de flashbacks en progression en temps réel dans un Paris magnifiquement filmé. Les bons points du film !

Mais … comme on est mal à l’aise dans une maison témoin trop bien rangée, je n’ai pas totalement adhéré à ce film trop …. Trop quoi ? Trop lisse malgré toutes ses aspérités, trop propre en dépit de ses penchants sulfureux, trop démonstratif, trop narcissique  … Jalil LESPERT réalise un film très stylisé qui souffre, pour moi, de toutes ses qualités ! Paradoxal !

Le scénario alambiqué est prenant, certes, mais le manichéisme grossier, qui oppose le banquier malheureux au garagiste voyou, se veut contrebalancé par les côtés obscurs du riche banquier … c’est le chien qui se mord la queue !!!

L’image est belle, soignée, teintée d’un bleu glaçant, finalement très sophistiquée, trop peut-être car cet esthétisme travaillé finit par être pesant. Même constat pour la musique … convenue !

Côté interprétation, Romain DURIS est aussi sombre que ses mains plongées dans le cambouis ! Un rôle de rustre taiseux manipulé qui lui convient très bien.

A l’opposé, la pétillante Charlotte LE BON trouve un nouveau registre, elle est belle et juste même si elle semble, parfois, mal à l’aise.

Et donc, le banquier opaque est interprété par Jalil LESPERT, nombriliste, indigeste.

La belle surprise vient de La Connasse Camille COTTIN ; je la découvrais dans un nouvel aspect de son talent, elle est vraiment très bien dans ce rôle.

Il faut bien sûr évoquer le contexte sado-maso du film ; dont je cherche encore l’utilité sinon celle de donner prétexte à filmer la plastique parfaite de Charlotte LE BON, et  accessoirement la musculature patinée de tatouages du réalisateur …

Un film à l’atmosphère hitchcockienne, un couple glauque, un crime douteux, une enquête compliquée, un psychodrame pointu …. J’aurais aimé voir ce que le Maître, avec son talent et son élégance en aurait tiré.

 

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