Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sweetmemory

Un petit tour dans le vaste Monde, une pause dans une salle de spectacles, un détour par la cuisine ou auprès du sapin de Noël ... deux ou trois créations … Bienvenue chez moi , agréable visite, et n'hésitez surtout pas à laisser un commentaire. Pour être informés des articles récents, n’oubliez pas de vous inscrire. A bientôt.

LE FILS

LE FILS

Quand un adolescent perd pied, ses parents, séparés, cherchent à l’aider ; sa mère démunie le confie à son père, qui tente à son tour de comprendre le mal être de son fils pour le soutenir et le remettre sur la bonne voie.

Famille éclatée, recomposée, décomposée ; l’adolescent est au centre de ce ballet sans y trouver sa place, sans avoir envie d’aller plus loin.

Après « Le Père » et « La Mère », Florian ZELLER s’intéresse au Fils ; avec le même talent, sachant, en quelques mots, tracer les subtils portraits de personnages dans la tourmente, faisant monter intérêt et tension, avec un rythme constant qui tient en haleine sans lasser le public. Il traite ce sujet grave avec beaucoup de tact et d’émotion, et surtout une habileté sans pareil, je pense en particulier à la scène finale, exceptionnelle.

La mise en scène de Ladislas CHOLLAT met en valeur l’histoire et les personnages.

Une belle scénographie épurée, grâce à des panneaux mobiles, nous fait voyager de décor en décor. C’est élégant et astucieux ; le visuel discret, évolutif et fluide ne venant pas parasiter le déroulement de la pièce et sa montée en puissance dramatique.

Ils sont quatre en scène, tous excellents.

Toutefois, j’ai dû parfois tendre l’oreille pour comprendre Anne CONSIGNY, parfaite dans son rôle de mère démunie mais dont la voix a du mal à remplir le théâtre.

Le jeune garçon est interprété par Rod PARADOT, déjà vu dans « La Tête Haute » pour un rôle similaire. Il est convainquant, fragile et violent, perturbé et perdu.

Elodie NAVARRE est parfaite, elle trouve le ton juste pour son personnage.

Quant à Yvan ATTAL, le père, il assure parfaitement sa partition, avec la réserve que sa forte personnalité et sa gestuelle personnelle s’impriment un peu trop dans son personnage qui, du coup, a tendance à s’effacer derrière l’acteur.

 

Une belle pièce, sincère et douloureuse, qui ne laisse pas indifférent.

 

… et c’est là que je remercie sincèrement mes enfants d’avoir traversé ces moments-là sans heurt !

 

 

Retour à l'accueil

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article