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Sweetmemory

Un petit tour dans le vaste Monde, une pause dans une salle de spectacles, un détour par la cuisine ou auprès du sapin de Noël ... deux ou trois créations … Bienvenue chez moi , agréable visite, et n'hésitez surtout pas à laisser un commentaire. Pour être informés des articles récents, n’oubliez pas de vous inscrire. A bientôt.

EDMOND

EDMOND

27 décembre 1897, la première de « Cyrano de Bergerac » se donne au Théâtre de la Porte Saint Martin. Celle qui allait devenir la pièce la plus jouée du théâtre français n’est pas née dans la facilité ! Edmond (ROSTAND) s’engage à l’écrire auprès du grand comédien de l’époque Constant COQUELIN. Il lui promet une comédie, dont il n’a que le titre « Cyrano de Bergerac » ! Pour la suite …. Edmond va devoir trouver l’inspiration, l’intrigue, s’adapter … adapter son récit aux caprices des uns, aux exigences des autres, à l’amour qui s’immisce partout  …. endurer les railleries de ses confrères (FEYDEAU et LABICHE) et  lutter contre ses propres doutes.

Alexis MICHALIK adapte pour le grand écran sa pièce à succès. L’auteur-metteur en scène-comédien passe derrière la caméra pour cette nouvelle version. Son film – le premier – est flamboyant !!

Il ne s’agit pas du tout d’une pièce de théâtre filmée, même si  l’atmosphère théâtrale plane sur l’ambiance du film dont la plupart des scènes se passent en intérieur, quand ce n’est pas sur les planches !

Le film est riche et dense ;  dans la recherche  de la reconstitution d’une époque d’abord, ce qui se traduit par des décors et des costumes soignés, un travail de l’image aux teintes chaudes, mordorées de cette fin de siècle. La caméra toujours en mouvement et un montage nerveux donnent une dynamique qui colle à la frénésie, l’urgence de l’histoire et rappellent la cadence du cinéma muet, débutant et nouveau concurrent du théâtre à l’époque. Une virtuosité virevoltante un peu lassante parfois.

Côté interprétation,  Alexis MICHALIK a choisi Thomas SOLIVERES pour incarner un Edmond ROSTAND pris, presque malgré lui, dans ce tourbillon. L’acteur a la jeunesse et la fraicheur voulue, mais la candeur et la naïveté de son personnage sont un peu trop affichées.

Trois monstres du théâtre interviennent dans l’histoire : Constant COQUELIN (Olivier GOURMET), Maria LEGAULT (Mathilde SEIGNER) et Sarah BERNHARDT (Clémentine CELARIE), leurs alter-égos contemporains sont aussi parfaits qu’inattendus dans de tels rôles.

Le reste de la distribution est réussi et séduisant …. Surtout Lucie BOUJENAH et Tom LEEB !

Un film qui se suit avec plaisir, un essai réussi pour le maître d’œuvre qui réconcilie les planches et la « pellicule ».

Et il faut suivre la projection jusqu’à la dernière image car le générique de fin réserve de belles surprises.

 

 

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