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Sweetmemory

Un petit tour dans le vaste Monde, une pause dans une salle de spectacles, un détour par la cuisine ou auprès du sapin de Noël ... deux ou trois créations … Bienvenue chez moi , agréable visite, et n'hésitez surtout pas à laisser un commentaire. Pour être informés des articles récents, n’oubliez pas de vous inscrire. A bientôt.

GREEN BOOK - SUR LES ROUTES DU SUD

GREEN BOOK - SUR LES ROUTES DU SUD

New York City, 1962, Nick VALLELONGA, un videur d’origine italienne, est recruté par le pianiste noir Don SHIRLEY pour devenir son chauffeur et le conduire, l'accompagner, durant sa tournée qui doit les mener jusque dans les états du Sud des Etats Unis. A une époque où la ségrégation est encore d’actualité, l’itinéraire va être tracé en fonction du « green book » … manuel touristique à usage des voyageurs noirs ! Durant ce périple, les deux hommes, leurs cultures, vont devoir se découvrir, se confronter, s’adapter.

Un régal, une perle, une révélation !

J’ai beaucoup, beaucoup aimé ! Le fond, la forme, le propos, la démonstration, la réalisation, l’interprétation, l’image, le son ! TOUT !!

Le film est tiré d’une histoire vraie, co-écrite et produite par le fils d’un des protagonistes.

Le livre « The negro motorist green book » a été vraiment publié pour recenser, chaque année à partir de 1936 jusqu’à la fin de la ségrégation, les « bonnes » adresses pour les étapes, commerces, stations-service réservées aux « colored people » ! 

Histoire forte donc, mais dont le contre-pied séduit immédiatement ; dans cette Amérique partagée, l’artiste racé est black, le chauffeur lourdaud, rital !  Source de tous les préjugés et quiproquos, parfaitement utilisée. Dans l’intimité de leur voiture ou face au monde extérieur, les deux hommes vont devoir composer avec tous ces aprioris.

Le film a la forme d’un road trip intimiste, alternant les échanges entre le chauffeur et son maître, et les prestations de l’artiste dans une société qui les méprise tous les deux. La gravité du sujet est régulièrement désamorcée par l’humour. C’est brillant !

L’image, la reconstitution de ces années, l’ambiance, et la musique … sont un régal.

Et puis il y a l’interprétation ! Il y a Viggo !!! Une fois encore il disparait derrière son personnage !! Viggo MORTENSEN est transfiguré, brun corbeau, grassouillet ; gouailleur, bagarreur, tendre aussi, il est extraordinaire.

Sur la banquette arrière, Mahershala ALI apporte élégance, subtilité et distance à son personnage, tout en finesse, intelligence et rage intériorisée. Il est d’une fragilité et d’une justesse remarquables.

Feel good movie, ce joli film fait aussi réfléchir … beaucoup réfléchir … en contribuant de belle manière à défendre sa cause.

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