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Un petit tour dans le vaste Monde, une pause dans une salle de spectacles, un détour par la cuisine ou auprès du sapin de Noël ... deux ou trois créations … Bienvenue chez moi , agréable visite, et n'hésitez surtout pas à laisser un commentaire. Pour être informés des articles récents, n’oubliez pas de vous inscrire. A bientôt.

Hugues AUFRAY au Palais des Sports




Salle comble (4000 places, tout de même !!) pour le jeune homme qui fêtera mi-août ses 79 ans !!!
Nous faisions nos premiers pas sur Terre quand lui faisait ses premiers pas sur scène, c'est dire si Hugues AUFRAY a toujours fait partie de nos vies, avec ses chansons si fédératrices qu'elles étaient entonnées dès la cour de récréation de maternelle pour devenir les incontournables chants de "colo" , inévitablement associées aux feux de camp !!!
Et justement, dans l'arène du Palais des Sports qui se remplit doucement, c'est un feu de camp qui nous accueille sur scène, mettant une touche de chaleur dans la salle bleu-nuit.

A peine 21h, le groupe s'installe, petit ensemble de 7 musiciens qui accompagne le chanteur, ambiance jeans, décontractée et nostalgique pour ce début de spectacle durant lequel Hughes égraine quelques unes de ses plus anciennes chansons : "la fille du nord", "des jonquilles aux derniers lilas", "le petit âne gris", ... les adaptations de Bob DYLAN.... et "Céline", moment de grâce repris bien sûr par toute l'assistance.
Sa voix est intacte avec cette fine fêlure qui la rend reconnaissable entre 1000 ! L'humaniste se manifeste lorsqu'il prend la parole, dédiant la soirée aux grands absents qui lui sont chers ou en évoquant sa (si) longue carrière ! 
Déjà une heure de spectacle et on est avide d'avoir la suite du répertoire ... mais une petite pause nous est annoncée !!!
Changement d'âme à la reprise, les jeans s'effacent pour des costumes noirs et un fond de décor de voiles ou de tipis, sigle indien, "Hugh" .... place aux titres du dernier album du chanteur qui balayent le continent américain des mohicans au  "troubadour, gitan, mariachi," en passant par "l'âme noire de l'homme blanc," puis le final se profile avec le  retour aux sources évocateur d'"adieu, monsieur le professeur", "hasta-luégo" et l'immanquable "santiano".

Il est plus de 23h lorsqu'il nous dit au revoir, après plus de deux heures d'un spectacle où jamais l'ennui ne montre le bout de son nez !

Quel spectacle agréable, tout en douceur, en simplicité, avec un talent tellement évident qu'on en oublierait de le souligner !
Difficile d'admettre l'âge canonique de ce svelte et vif jeune homme, aucune lassitude, juste un artiste qui "assure" généreusement, s'accompagnant de multiples instruments, sans jamais en faire trop ... ou pas assez !!!!
Le petit regret de la soirée vient de la salle, trop sage, trop retenue ; qui ne s'est que rarement lâchée, attendant les tout derniers titres pour se lever, danser et taper des mains ... à croire que passé un certain âge (ou un âge certain ..) on n'ose plus ! et encore qu'il me faille mentionner que l'assistance était multigénérationnelle, allant de moins de 7 ans à plus de 77 !!! Sinon, est-ce du à une erreur de programmation dans les titres qui ne fait pas suffisamment monter l'ambiance qui retombe sur les parties moins connues d'un répertoire récent ?

Mais peu importe, l'essentiel était pour nous de voir Hughes AUFRAY sur scène, plaisir d'enfance retrouvée le temps d'un spectacle qui n'a fait que confirmer tout le bien que nous pensions de cet artiste si modeste.
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