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Exposition Edward HOPPER au Grand Palais - avec Gérard SOULIER

par Dan SAUBION 3 Janvier 2013, 20:17 Billets d'où

                     

 

Le Grand Palais nous offre un rare trésor : plus de cent toiles, aquarelles, dessins et gravures du grand peintre contemporain américain Edward HOPPER.

 

Nous avons choisi de faire cette visite guidés par les commentaires de Gérard SOULIER, guide conférencier parisien.

 

L’exposition suit la chronologie de l’œuvre du peintre, né en 1882, décédé en 1967 ; insistant sur ses années formatrices à Paris et sur les peintres qui l’ont influencé.

 

Nous avons été conquis par cette peinture qui va à l’essentiel ; où l’humain se fait rare, et qui traduit magnifiquement la solitude et l’attente quand enfin les personnes apparaissent.

 

D’un tableau à l’autre, la lumière est toujours étonnante, elle illumine les paysages, éclaire les décors.

 

Dans la peinture de scènes privées ou quotidiennes, HOPPER nous place en voyeurs embusqués saisissant des moments intimes souvent emprunts de solitude, nous laissant le choix de l’interprétation de la situation.

 

C’est en cela que le commentaire de Gérard SOULIER m’a souvent gênée. Il donne une interprétation claire et étayée des codes utilisés par HOPER, sachant que l’artiste n’a jamais, lui-même, expliqué ses intentions ou fourni une lecture des situations qu’il a peintes. Alors ? Devais-je le suivre dans cette vision freudienne des toiles, dans ce décryptage souvent déprimant, où la nature est toujours hostile, où chaque gouffre noir est un sexe féminin, une colonne ou un mat un symbole phallique ; le rouge le désir, le vert la mort …. Et j’en passe ! Je me suis vite démarquée de ces explications, sans doute tout à fait fondées (je ne prétends pas remettre en cause les spécialistes ! ) ; mais justement, en visiteuse λ, j’évalue mon plaisir à parcourir une exposition par rapport à mon ressenti ; en l’occurrence j’ai aimé cette lumière dont je ne cherche pas une autre source qu’un soleil éclatant ; j’ai aimé ces cadrages tronqués que j’ai trouvé équilibrés et pour moi la présence de telle ou telle couleur contribue à l’harmonie d’une toile sans y voir une intention sous-jacente, prenant « cash » la beauté de cette peinture. C’est peut être une hérésie terre à terre, je suis peut être passée à côté de la vraie lecture souhaitée par l’artiste, mais que m’importe ! J’ai aimé, j’ai voyagé, j’ai été transportée par ces décors de l’Amérique des années 50/60, j’ai plongé dans cet univers nostalgique, dans cette attente, dans ces instants, ces parenthèses de vie où le temps est suspendu … libre à nous d’imaginer la suite.

 

Voici quelques unes de mes préférées.

 

                                                                 

 

          EHopper

[Edward+Hopper,+summertime+1943,+Delaware+art+museum.jpg]

Retrospective Edward Hopper au Grand Palais

 

 

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