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Jour 3 - SEVILLA

par Dan SAUBION 1 Septembre 2013, 14:00 ANDALOUSIE

Bien ce matin, on met le nez dehors à plus de 10 heures, nous allons déjeuner au même endroit qu’hier, c’était tout à fait satisfaisant et bon marché.

Aujourd’hui il y a nettement plus d’animation, et juste à côté de notre terrasse une marchande d’escargots s’est installée. Elle vend deux sortes de gastéropodes, des clairs et des foncés disons ; avec une planche de bois elle fait la chasse aux fugueurs. Nous sommes impressionnés par le défilé des clients ; une concurrente a autant de succès un peu plus loin.

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Nous avons vu que SEVILLE se gérait parfaitement à pied, nous avons donc décidé de nous passer de l’option « Pass touristique », alors c’est parti, au programme aujourd’hui Cathédrale et palais royal, Catedral y Real Alcazar !

On suit la longue rue Puente y Pellon, c’est drôle, elle est couverte, des bâches Coca Cola sont tendues d’une façade à l’autre. On pense tout de suite à ce qui nous avait été dit pendant notre visite des « passages couverts à Paris » à propos de la rue des Colonnes. Couvertes ou pas les rues de ce riche quartier sont toujours aussi agréables.

 

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Dans ce passage commerçant, les boutiques de robes élégantes se succèdent, robes de mariées, robes de soirée et surtout robes et accessoires du costume flamenco, ce n’est donc pas qu’une fantaisie touristique mais une vraie culture. Certaines sont magnifiques.

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A 11h15 nous arrivons à la cathédrale, la question est de savoir combien de temps nous allons devoir faire la queue aux guichets ; la réponse est un peu moins d’une demi-heure, en plein soleil, mais la file d’attente devant l’entrée permet de voir la grosse reproduction de la fameuse girouette, grandeur nature ; de détailler le portail, ses décorations, cette dentelle de pierre. A 11h50, nous avons nos billets (8€/pers), la visite peut commencer ! par l’intérieur de la cathédrale après un passage dans une cour où sont exposés des morceaux de ces éléments décoratifs ciselés, si fins, et qui sont finalement de la taille d’un homme !

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Mais tout ici a des dimensions impressionnantes, faisant de la catedral de SEVILLE la plus grande cathédrale gothique construite au Moyen Age du monde, l’une des plus hautes et la troisième si on se réfère au volume (après Saint Pierre de Rome et Saint Paul de Londres), 115 mètres de long sur 76 de large, elle culmine à 42 mètres, les nefs latérales se limitant à 38 !

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C’est le désir de ses bâtisseurs, ils veulent construire un monument exceptionnel, « une église si grande que ceux qui la verront les prendront pour des fous », elle doit par sa splendeur montrer la puissance des Rois Catholiques et aussi la prospérité de SEVILLE face à sa rivale Cordoue, dotée d’une magnifique cathédrale. Ses artisans ont choisi de la construire à l’emplacement de l’ancienne mosquée, elle-même édifiée à la place d’un temple romain. Les travaux vont durer un siècle … de 1405 à 1504, subissant de ce fait les évolutions de style en matière architecturale.

C’est vrai que, quand on pénètre à l’intérieur, on est écrasés par ce gigantisme, déroutés par cette obscurité, ces voûtes inaccessibles et ces espaces cloisonnés.

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Une partie de la nef est en cours de restauration, un petit atelier vitré a été construit sur place, ce qui est très intéressant car les différentes étapes des travaux sont bien expliquées et on voit l’artisan à l’œuvre, ce qui est moins pénalisant que des barrières occultantes.

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Nous nous promenons dans ce gros monstre, mais je ne suis pas séduite ! Raison et sentiments sont en conflit ! Force est d’admettre qu’elle est impressionnante cette cathédrale, mais elle ne m’émeut pas, je ne m’y retrouve pas dans ce fouillis, je ne suis pas à l’aise dans ce manque de perspectives, il faut que je lève les yeux vers ces piliers vertigineux, les croisées d’ogives et les vitraux qui jouent avec la lumière pour enfin lui trouver du charme ! Tout ça ressemble un peu trop à un labyrinthe et manque d’informations suffisamment précises pour bien interpréter celles qui sont les chapelles principales ou le chœur, je tends bien un peu l’oreille quand un groupe français passe à proximité mais je ne peux pas m’incruster. Du coup, je pense qu’on passe à côté de pas mal de « trésors ».

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A propos de trésor, c’est l’un des moments forts de la visite, et pour le coup, là, je n’ai pas besoin de guide !!  Tout ceci vaut son pesant d’or !!! Pff ! Plus sérieusement, certaines pièces sont magnifiques ; certes, toutes sont magnifiques, disons que certaines pour un détail, une ciselure, le sont plus que d’autres !

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Nous traversons de très belles salles, antichambre de la sacristie, salle capitulaire et sacristie qui n’ont plus rien à voir avec la sombre nef, ici place à la lumière, et dans un certain sens à l’espace.

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On prend le temps d’admirer les belles pièces d’orfèvrerie, puis, de retour dans la nef, le tombeau très récent de Christophe Colomb (1902), c’est presque la bousculade pour (se) prendre en photo devant ce mausolée (dont on n’est pas sûr qu’il renferme bien les restes du navigateur).

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Moins de monde devant l’Altar de Plata, un monumental ostensoir en argent de plus de 300 kg. Côté gigantisme, le tableau qui est au-dessus mesure 56 m², la taille d’un appartement !

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Nous prenons le temps de nous asseoir quelques minutes dans le chœur … au cœur de cette cathédrale, pas de recueillement, c’est ici que les guides réunissent les groupes pour leur communiquer les informations essentielles, il suffit de tendre l’oreille ; pour bien voir c’est une autre histoire ! Sans parler de la possibilité de prendre une photo du monumental autel de la Capilla Mayor !

Je me venge sur les orgues, les deux orgues, deux instruments énormes en bois sculpté, reposant sur des colonnes de marbre rose. Les orgues sont en acajou de Cuba (possession de l’Espagne coloniale), et les 7000 tuyaux qui les composent en font les deuxièmes plus grandes d’Europe.

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Bien entendu, on ne peut pas tout voir, a-t-on seulement vu le principal ?

La visite se poursuit à l’extérieur, dans le Patio de Los Naranjos, le patio des orangers ; il est l’un des deux vestiges de la construction musulmane – almohade. Que cet endroit est ravissant ! Un étrange petit jardin pavé, un damier d’orangers soigneusement ordonné autour d’une fontaine en forme d’étoile. Il faut être vigilant car tout le patio est parcouru de petits canaux d’irrigation.

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Nous retournons dans la cathédrale pour y chercher l’accès à la Giralda. Et l’ascension commence …. Il ne s’agit pas de marches proprement dites, mais de 34 rampes praticables à l’origine par les chevaux, seul le dernier degré, celui du muézin, comporte des marches …. Ce n’est pas beaucoup plus reposant pour ça, surtout par un bel après midi d’été ! au rez-de-chaussée, un avertissement pour les femmes enceintes, les familles avec petits enfants, les cardiaques, … arrivée au sommet j’ai l’impression de faire partie de toutes ces catégories … mais bon, finalement, j’en suis venue à bout ! Et ça valait bien ce gros effort ; du haut de ces « quelques » mètres, la vue sur SEVILLE est splendide !

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Quand on retrouve le grand air, ce qui surprend en premier … outre la foule (et encore, nous n’y sommes pas en pleine période touristique), ce sont toutes les cloches au-dessus de nos têtes, il y en a 25.

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Et la vue donc, pas toujours facile d’accès car elle se fait en se faufilant dans les petites niches des cloches, dans lesquelles seules 3 ou 4 personnes peuvent avoir une vue bien dégagée ; et quand elles y sont enfin, elles y restent, rarement sensibles au fait que d’autres lorgnent sur leurs places ! On prend notre mal en patience, on fait la queue comme tout le monde, c’est du chacun pour soi ! Il faut reconnaitre que la tour est bien aménagée et que des panneaux légendent à chaque fois le panorama, on peut donc regarder intelligent en identifiant les monuments et les quartiers ; on peut distinguer la flèche blanche du pont de la Barqueta, on distingue très bien le Metropol Parasol, la verdure du parc proche de la Place d’Espagne et les tours de ses palais, ou encore l’anneau blanc des arènes de la Maestranza, pas très loin on aperçoit des remparts crénelés ; plus surprenant, on découvre qu’il y a des piscines sur les toits de SEVILLE … de belles petites taches par-ci par-là, de belles terrasses, plus classiques ! 

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Et en regardant juste au-dessous de nous, c’est toute la toiture de la cathédrale qu’on admire, coupoles, balustrades, lanternes, clochetons, et le Patio de los Naranjos, bien rangé. C’est magnifique, et tellement impressionnant pas le gigantisme et par la profusion et la délicatesse de toutes ces constructions. Eblouissant !

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Nous regagnons le plancher des vaches et sortons définitivement de la cathédrale vers 13h15. (attention, toute sortie est définitive, tant pis pour ceux qui ont oublié d’aller voir la Giralda ou le Trésor avant de franchir la porte !)

Nous sommes à l’opposé de l’entrée principale, le temps de décider de la suite du programme, nous nous promenons dans les petites rues du barrio Santa Cruz, le quartier de la cathédrale, pour arriver, sans l’avoir cherché devant la belle église San Salvador.

Elle est belle et imposante, on dirait un gros gâteau Chantilly-framboise. Ce grand et bel édifice a été construit à la fin du XVIIème siècle sur l’emplacement de l’ancienne mosquée déjà remplacée par une église. Après la cathédrale, c’est la plus grande église de la ville.

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Et si nous allions y trouver un peu de fraicheur et peut être y découvrir quelques trésors ?

Elle me plait bien avec sa grande nef claire et ses gros piliers blancs … et ses bancs ! Nos prières exhaussées avant même d’être formulées ! ce repos bien mérité nous permet d’admirer les œuvres qui ornent l’église ; le retable principal derrière l’autel (une profusion baroque de la fin du XVIIIème siècle), la chaire en marbre rose et blanc, surplombée par une grande coquille ; le retable représentant les deux saintes patronnes de la ville, Santa Justa et Santa Rufina entourant la Giralda, et surtout, c’est un choix personnel, le magnifique Christ de l’Humilité et de la Patience, une émouvante statue de 1696 au centre d’un grand retable ; comme cette posture est émouvante !

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La pause est terminée ! Il est bientôt 14 heures et notre prochaine destination est le Real Alcazar.

Comme le quartier est calme à cette heure ! Pas un passant, quelques calèches stationnées sous des palmiers trop hauts pour leur offrir un peu d’ombre. Un petit tour dans la cour d’entrée du beau Palacio Arzobispal, avant d’aller prendre nos billets pour la visite du palais royal, de l’Alcazar ! 8,75€ par personne pour la visite complète du palais et des jardins.

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L’histoire commence en 913 à l’époque du Califat ; les régimes passent, l’Alcazar demeure. Même après la reconquête, les Rois catholiques vont maintenir les lieux en état, les réaménager ; Charles Quint, lui-même, y laissera sa trace, mais ils ne toucheront pas à son nom.

Comme pour la cathédrale ce matin, je qualifierai notre visite « d’intuitive », nous ne voulons pas nous condamner à l’écoute des audio-guides, j’ai mon guide pour nous renseigner et on compte sur quelques affichages … à tord ou a raison.

L’entrée se fait par la Puerta del Leon (Porte du Lion), pour ce début pas besoin de guide, le fauve est assez voyant ! Elle est là dès la construction du XIème siècle, période musulmane ; elle nous mène à la cour du même nom, el Patio del Leon qui longe les murailles.

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La première salle que nous découvrons est très éloignée de l’image que l’on a de ce palais, de la profusion et de la finesse de ses décorations. Nous pénétrons dans la sala de la Justicia (salle de la Justice), elle est construite en 1340, sous le règne du roi catholique Alphonse XI, qui reprend le modèle mudéjar. C’est une pièce cubique, blanche dont seul le tiers supérieur des murs est travaillé ; au centre une très modeste fontaine, ronde et peu profonde. Le fond est piqué de petits points rouges … la légende sévillane veut qu’il s’agisse du sang du frère bâtard du roi Pierre Ier, souverain du XIVème siècle surnommé « El Cruel » qui a, lui aussi, à son époque, refaçonné le palais selon ses humeurs. Bref, il trucide son frangin ici même en 1358, et les éclaboussures persistent pour témoigner de l’infâme fratricide.

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Un petit canal file vers l’extérieur où une jolie cour nous attend, el Patio del Yeso (cour des stucs), elle est d’époque almohade. Nous y voilà, on commence à voir les ciselures si typiques des palais musulmans. Un petit bassin bien rectangulaire, entouré de buissons taillés, des colonnes antiques et ce mur ajouré, déjà magnifique, et le commencement des calligraphies, c’est superbe … une mise en bouche !

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Nous voici ensuite dans el Patio de la Monteria (le patio de la chasse à courre), les cavaliers entraient jusqu’ici avec leur monture, c’était donc le point de départ des chasses royales. La magnifique façade du Palais Mudéjar devant nous, et de belles arcades « andalouses » (jaunes et blanches) sur l’aile droite, c’est la Casa de la Contratacion (la maison du recrutement, c’est l’aile militaire du palais !), on arrive alors dans un délicieux petit jardin, où sont agencés cours, fontaines, massifs de fleurs et petits recoins dans un décor de fer forgé et de mosaïque. Oups ! dans cette aile du bâtiment, des salles nous ont échappé, et un beau retable … un de moins à notre palmarès.

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Nous arrivons maintenant dans la plus belle partie du Real Alcazar, le Palais Mudéjar, ou Palacio del Rey don Pedro. Le Pedro en question est le sympathique Pierre Ier évoqué tout à l’heure. Ce charmant monarque régna de 1350 à 1369, le temps de s’assurer une solide réputation ! N’hésitant pas, en effet, à faire le vide dans sa famille ou parmi ses ennemis, bien sûr ; les uns se confondant souvent avec les autres ! Il nous a toutefois laissé cette merveille en héritage.

En 1356, la ville de SEVILLE est fortement endommagée par un tremblement de terre, et ce bon Pierre décide de remettre le palais en état, il va conserver le modèle musulman pour cette nouvelle construction.

Un fois passé le vestibule, nous débouchons sur une petite cour, magnifique, une splendeur, un petit écrin ! el Patio de las Muñecas (le patio des poupées), de fines arcades qui supportent un décor en stuc travaillé avec tellement de finesse, ce n’est que ravissement, rien n’est laissé au hasard, ce n’est qu’équilibre et harmonie, de la mosaïque colorée des soubassements jusqu’aux petites fenêtres de l’étage qui restent fermées par de jolis volets. C’est féérique.

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La suite est un dédale de salles superbes, souvent assez sombres, Sala de los Reyes Catolicos (chambres des Rois Catholiques), Salon de los Pasos Perdidos (salle des pas perdus), Salon de los Ambajadores (salon des Ambassadeurs) la pièce de réception du palais quel qu’en fut le propriétaire ; hélas pour moi, il y a quand même pas mal de monde et les photos sont assez compliquées, dans ces espaces intérieurs pas moyen d’avoir un bon angle … désert !

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Un nouveau patio, encore plus joli … si si, c’est possible ! Patio de las Doncellas (cour des Demoiselles). Un long bassin central, assez dépouillé, et la galerie bordée d’arches doubles polylobées qui donnent une impression d’étonnante légèreté ; à l’étage, encore une série d’arches sur le balcon ; et tout le travail du stuc, avec un ordonnancement géométrique et des multitudes de petits détails floraux. C’est superbe ! … et c’est rafraichissant !

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Car, constatation très terre à terre, ce palais reste très frais en dépit de la chaleur, grâce à ces patios, aux communications entre les différentes pièces sans doute.

Une incursion, maintenant, dans le Palacio Gotico, le palais d’Alphonse X , lui il est « Le Sage », et il est antérieur à Pierre, et forcement son palais aussi … et c’est très troublant, car nous arrivons dans un palais qui n’a plus rien à voir avec l’architecture musulmane, ici c’est Renaissance, car si le bâtisseur des murs est un roi du XIIIème siècle, c’est Charles Quint qui va redécorer cette partie, la salle la plus représentative (et d’époque) étant la sala de las fiestas (la salle des fêtes).

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De là, nous arrivons dans les jardins, nous nous arrêtons devant l’énorme Estanque de Mercurio (le bassin de Mercure), un grand plan d’eau surélevé, à hauteur du palais alors que les jardins sont en contrebas, c’est assez curieux ! Cette grosse fontaine date du XVIème siècle. Il est souligné, sur la petite pancarte qui commente cette fontaine, que l’allusion à Mercure trouve son origine dans le fait qu’il est le Saint patron du commerce, faisant ainsi le lien avec l’importance du négoce dans le projet de découverte de l’Amérique, si lié à SEVILLE et à la reine Isabelle II la Catholique.

On est loin ici de la finesse des décors musulmans ou de l’élégance de la Renaissance avec cette architecture qui rappelle les grottes marines !

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Plus bas c’est le jardin de la Danza (jardin de la Danse), plus intime avec ses bosquets, ses fontaines, ses bancs de faïence et ses arches de verdure ; plus en accord avec le reste du palais.

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Nous ne nous lançons pas dans la découverte du reste des jardins, nous contentant de les voir de loin, il est 15h30 et nous sommes à court d’énergie, à tel point que, avant de quitter le palais nous nous arrêtons quelques instants dans le patio des Demoiselles pour y reprendre des forces, et profiter d’un peu de fraicheur … ou d’un peu moins de chaleur.

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La séquence tourisme s’arrêtera là aujourd’hui !

Après l'effort, le réconfort avec, à l'heure du goûter, une belle assiette de jamon iberico !

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Pour le dîner nous retournons au restaurant "Los niños del Flor" qui nous avait bien plu hier midi ! 

 

 

 divers5.gifLE COUP DE COEUR DU JOUR : le Patio de los Naranjos, parce qu'il est joli et inattendu ; et les patios de l'Alcazar ... c'est évident !

 

 

hotel HOTEL PALACE SEVILLA : toujours pas partis ! 

 

clipart restaurant chef t LOS NIÑOS DEL FLOR : testé hier et adopté ! 

 

 


 

 

 

 

 

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