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Sweetmemory

Un petit tour dans le vaste Monde, une pause dans une salle de spectacles, un détour par la cuisine ou auprès du sapin de Noël ... deux ou trois créations … Bienvenue chez moi , agréable visite, et n'hésitez surtout pas à laisser un commentaire. Pour être informés des articles récents, n’oubliez pas de vous inscrire. A bientôt.

PLUIE D'ENFER

Denny et Joey sont deux flics américains. Amis à la vie à la mort, l’un lisse, l’autre pas. Quoique, pas tout à fait clean quand même. Un coup de feu éclate, une vitre éclate, leurs vies éclatent ….

 

C’est passionnant et magistral.

 

Sombre comme cette scène, puissant comme ces deux hommes, musclé comme cette mise en scène, intelligent comme cette histoire ; brillant comme peut l’être le (très) bon théâtre.

Adaptée d’une pièce de Keith HUFF, interprétée à Broadway par des pointures comme Daniel CRAIG et Hugh JACKMAN, l’adaptation française est à la mesure de ces grands talents.

 

La salle, silencieuse, suit, dévore cette histoire, ce film d’action servi sur le plateau de la Pépinière théâtre par Benoît LAVIGNE. C’est le pitch de la pièce : « avec Pluie d’Enfer, j’ai écrit un film d’action destiné à la scène » dit l’auteur ; forcément ça interpelle ! Alléchante proposition mais sans doute ambitieuse, voire racoleuse, se dit-on, avant le lever de rideau. Et tous talents confondus, ils vont nous emmener sur grand écran, avec rien : un décor minimaliste, deux chaises, peu de lumière et deux comédiens ; et nous voilà embarqués de leur salon aux salles d’interrogatoire, d’un couloir d’hôpital à une poursuite et une bagarre en ville, navigant entre le présent et les flashbacks, ils se racontent, s’apostrophent, se répondent ; sans que jamais on perde le fil ! Fine écriture, bonne traduction, belle mise en scène, formidable interprétation.

 

Olivier MARCHAL et Bruno WOLKOWITCH sont formidables, émouvants, tonitruants, livrant un texte très riche, plein de fureur, sans faillir, chargés d’émotion. Le second, bouleversé, mettra quelques minutes à refouler son personnage pour retrouver le sourire du comédien satisfait d’avoir comblé une salle ; et c’est beau !

 

Et nous, on savoure, on revisite avec bonheur ce spectacle de haut vol, on passe en revue les bons moments, comprendre « on se rejoue la pièce de bout en bout » !

 

Bravo à eux ; chapeau à tous.

 

 

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