Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

ROME - visite en 4 jours - 2/2

par Dan SAUBION 19 Novembre 2011, 16:53 Bouts de Monde

JOUR  3

Ce matin, c’est le bus 40 qui nous conduit dans le quartier du Vatican en une petite demi-heure.

De s’en trouver si proche, de le voir au bout de la rue crée une petite effervescence dans le groupe. Notre rendez-vous est après le déjeuner pour la visite des musées du Vatican, nous sommes libres jusque là.

vue-sur-St-pierre.JPG

Première direction : le château Saint Ange, juste à côté.

La silhouette du Castel Sant’Angelo fait partie des images traditionnelles de Rome, la citadelle massive, surmontée d’un ange, souvent dans la perspective d’un pont décoré de statues, sur un fond bleu azur … le ciel mis à part, on a tout ça sous les yeux !

Hélas pour nous, le château ne se visite pas le lundi ; hélas, nous  n’avions pas le choix ! … une prochaine fois peut être …

Le château a vu le jour dans l’Antiquité, en 135, l’empereur Hadrien fait construire son mausolée, sa famille et ses successeurs y seront enterrés.

Le monument est transformé en forteresse en 350, pouvant de par sa situation refouler les attaques ennemies et protéger la ville. Plus tard, il devient prison. Il doit l’ange qui le domine, et son nom, à l’intervention miraculeuse de l’archange Michel, apparu au pape Grégoire le Grand vers 590 pour arrêter une épidémie de peste.

Rendu à une vie plus paisible, il a servi, néanmoins de refuge aux Papes, un passage existerait reliant directement le Vatican au château.

On se régale sur la grande esplanade qui conduit devant le château et vers le fameux pont ; comme c’est joli, même s’il ne fait pas très beau ce matin ! Le plaisir de se sentir « dans la carte postale » !!!

pont et chateau Saint ange (2)

On grimpe sur les marches du parapet pour mieux voir le Tibre qui coule à nos pieds !!

La vue que l’on a fait plutôt campagne, le fleuve charrie une eau vaseuse, il y a des herbes folles le long des berges.

le-Tibre-a-hauteur-du-chateau-Saint-ange.JPG

Et à bientôt 10 heures, nous traversons le joli pont Saint Ange, il existe dès l’époque d’Hadrien, mais il attendra 1668 pour se voir décoré de dix statues du Bernin, des anges portant les instruments de la Passion de Christ.

chateau-Saint-ange---statue.JPG

De la rive opposée (vers le centre de Rome), la vue est très belle, vue sur le pont et le château, vue sur les autres ponts, le sobre pont Umberto Ier à droite, et le pont Victor Emanuele à gauche, lui aussi pourvu de statues.

On part se balader dans les petites rues avoisinantes, l’occasion de découvrir le Corso Vittorio Emanuele II, et la belle église baroque « Chiesa Nuova » (église neuve), nous n’y entrons pas, on y célèbre un enterrement.

Eglise-neuve---Chiesa-Nuova.JPG

balcon.JPG

On coupe à travers de petites rues, on passe devant de jolies maisons, de vieux palais, de beaux patios, un petit marché, une autre église, un beau balcon  à côté de l’église Sainte Marie de la Paix (Santa maria delle Pace) … et on se retrouve piazza Navona !!! du côté de la statue de Neptune, coiffé aujourd’hui d’un pigeon blanc …

Piazza-Navona---fontaine-de-neptune--2-.JPG

On retourne ensuite sur l’autre rive en empruntant le pont Umberto Ier, qui donne sur la Cour de Cassation.

Le palais est superbe, juste en face du pont, les statues qui le décorent sont magnifiques, un beau quadrige de bronze sur le toit et la statue de la justice sur le fronton. Mais impossible d’y entrer !

On se console en longeant la façade et en admirant les statues des juristes qui nous surveillent !

Ponte-Umberto-I---vers-cour-de-Cassation.JPG

Cour-de-Cassation---statue--3-.JPG

On retourne vers le château Saint Ange en traversant un petit marché pour touristes, il est presque midi maintenant et il y a beaucoup plus de monde que ce matin sur la place.

On retourne déjeuner sur l’autre rive, puis on retraverse par le Pont Vittorio Emanuele II et ses belles statues (commencé en 1886, il n’est inauguré qu’en 1911), on passe devant le marché des antiquaires, et on remonte vers Saint Pierre.

Pont-Vittorio-Emanuele-II---statue.JPG

On se met en quête des fameux Musées du Vatican, sur la Place Saint Pierre il y a un mode fou, d’interminables files d’attente. Heureusement la visite a été réservée de longue date par l’agence de voyage, mais il va nous falloir longer la muraille de ce petit état, en faire quasiment le tour avant de trouver l’entrée des musées.

Saint-Pierre-et-caleche.JPG

Contrôles de sécurité à l’arrivée !

On se retrouve ensuite sur la terrasse donnant sur les jardins pour les premières informations : l’Etat de la Cité du Vatican est le plus petit état du monde de par sa superficie et sa population, mais état à part entière il en a les prérogatives, gouvernement, monnaie, système postal …

Etat pontifical au cœur de ce qui fut les Etats Pontificaux, le Vatican n’a pas toujours été résidence papale, il faut compter avec l’intermède avignonnais au XIVème siècle.

Edifié à l’emplacement du martyr de Saint Pierre, crucifié la tête en bas ; une citadelle existe ici dès le IXème siècle, ce n’est qu’après le retour des papes à Rome, au cours de la fin du XVème que le palais prend forme, avec surtout la construction de la chapelle Sixtine, suivant l’impulsion du pape  Sixte IV della Rovere.

La basilique Saint Pierre, quant à elle, date du XVIIème siècle.

Notre guide nous entraine maintenant vers la « cour de la pomme de pin », ou « cour de la pigne », du nom de la grande pomme de pin qui la décore, c’est une sculpture en bronze de quatre mètres de haut trouvée près du Panthéon et fut placée là en 1608. Une autre sculpture au centre de ce grand jardin, une œuvre moderne d’Arnaldo Pomodoro, des sphères représentant l’univers. Dans cette vaste cour, plusieurs panneaux d’affichage à destination des guides présentent le décryptage de la chapelle Sixtine.

Notre guide s’arrête devant l’un d’eux et nous explique ce que nous allons voir dans la chapelle Sixtine car elle ne pourra pas, sur place, communiquer avec nous.

Vatican---Cour-de-la-pomme-de-pin--4-.JPG

Vatican---pomme-de-pin.JPG

Nous commençons alors la visite proprement dite du musée, et l’abordons par la salle octogonale (musée Pio-Clementino) qui expose de belle statues antiques et, curieusement, des baignoires récupérées dans les thermes de la ville.

Ces grosses baignoires de marbre, souvent de couleur, semblent presque contemporaines

Et en ce qui concerne les statues, notre guide nous arrête devant deux d’entre elles : le très fameux « Apollon du Belvédère », copie en marbre d’un bronze grec ; et la belle statue de « Laocoon et ses fils» qui trouvent la mort étouffés par des serpents alors qu’ils tentent d’empêcher l’introduction du cheval dans Troie. Cette statue pleine de vigueur a été retrouvée dans la Domus Aurea, la maison dorée de Néron, en 1506.

Vatican---apollon-du-Belvedere.JPGVatican---statue-de-Laocoon.JPG

Dans la salle suivante, ce sont les muses qui nous accueillent.

Vatican---statue-muse.JPG

Nous passons ensuite dans la salle « Rotonda », salle ronde à la coupole identique à celle du Panthéon, mettant en valeur une grande table lisse de marbre grenat.

Vatican - détail décor (2)

Nous arrivons dans la « sala a Croce Greca », plutôt dévolue à l’art égyptien, le plus remarquable dans cette salle ce sont les mosaïques du sol. Elles sont magnifiques, d’une finesse étonnante, on croirait des peintures ! Elles sont si délicates.

Vatican---mosaique-eu-sol.JPG

Et si on lève les yeux, on rencontre le plafond à caissons de l’escalier voisin.

Nous passons dans la salle des candélabres, consacrée aux antiquités grecques et romaines, une collection de belles statues, telle la curieuse Artemis, déesse de la fécondité.

Vatican---salle-des-statues--2-.JPG

Dans cette même salle, une jolie Diane et une très belle statue d’un homme portant un enfant dont les visages ont encore leurs yeux colorés, c’est très rare sur les œuvres de l’Antiquité et ça ajoute un charme tout particulier à cette tendre composition.

Vatican---salle-des-statues--4-.JPG

Etape suivante, la galerie des tapisseries (galleria degli arazzi) tapisseries françaises ou flamandes, certaines réalisées à partir de dessins de Raphael. Sans doute moins précieux, mais si bien réalisés, il faut s’attarder devant (et sous !) les trompe l’œil des murs et du plafond, de pures merveilles !

Vatican---fresque-en-trompe-l-oeil.JPG

Et pour terminer cette partie de la visite, nous traversons la galerie des cartes géographiques (galleria delle carte geografiche) une manière agréable et décalée de découvrir la géographie de la Renaissance ! la carte la plus rigolote étant celle de la Corse, un peu sans dessus-dessous !!

Vatican---salle-des-cartes-geographiques---la-Sicile.JPG

Maintenant un petit tour, au sens propre dans la salle Sobieski et de l’Immaculée Conception, à voir pour ses grandes fresques.

Et nous arrivons au must de cette partie de la visite du Vatican, enfin, après un escalier dans lequel une voix nous rappelle dans toutes les langues les consignes de bonne conduite et de respect dûs à ce lieu si particulier.

Car, si la Chapelle Sixtine se visite pour la beauté rare de ses fresques, elle est avant tout le lieu où se réunissent les cardinaux en conclave pour élire un nouveau pape, signalant par une émission de fumée l’avancement des leurs votes (noire, pas d’élection ; blanche, le pape est élu).

Nous sommes très surpris en arrivant dans cette salle : elle est beaucoup moins grande que ce à quoi nous nous attendions, et surtout elle est très sombre … et quel monde ! Nous comprenons maintenant pourquoi notre guide nous disait qu’elle ne pourrait pas nous donner d’explications sur place ! C’est une monstrueuse cohue !! et il parait que c’est un jour calme !! Parfois des touristes y sont victimes de malaises !!!

La chapelle mesure 40 mètres de long pour 13 de large et 20 de hauteur ; elle est séparée par une grille isolant les ecclésiastiques des laïcs.

Nous n’avons pas assez de temps pour apprécier à sa juste valeur  l’exceptionnel décor de la chapelle ; je dirais que nous n’en avons qu’une vue globale, le regard accroche immédiatement la fresque de la création d’Adam, si connue.

Vatican---chapelle-sixtine---plafond.JPGVatican---chapelle-sixtine---creation-de-l-homme.JPG

Il a donc été dit que les photos étaient interdites, soit, mais quand on voit tous les objectifs de tous les visiteurs pointés vers le plafond, quand une multitude de flashes se déclenchent, on range ses scrupules et on sort son appareil !!

La chapelle doit son nom à son commanditaire, le pape Sixte IV, elle sera construite de 1475 à 1480, on fait ensuite appel aux plus grands artistes de l’époque pour peindre les fresques des parois, parmi eux Botticelli.

Que racontent donc ces belles fresques bleutées : un côté retrace les moments forts de l’Ancien Testament, Moïse y est représenté portant un costume vert et jaune, facilement identifiable de tableau en tableau ; sur le mur opposé six autres fresques concernant le Nouveau Testament, notre guide avait attiré notre attention sur les décors qui n’ont rien d’oriental, mais qui sont au contraire typiquement romains !

Le plafond, quant à lui, est le terrain de jeu de Michel-Ange ; c’est le pape Jules II (de la grande famille della Rovere) qui fait appel à lui ; l’artiste va consacrer quatre ans à ce travail (1508/1512) peignant seul grimpé sur un échafaudage. Il raconte la Genèse au centre, et dans les médaillons latéraux, il trace les portraits des ancêtres de Jésus, dans les cadres les prophètes ainsi que les sibylles, annonciatrices du Messie Sauveur.

La dernière œuvre majeure de la chapelle est « Le Jugement dernier », fresque monumentale située derrière l’autel, commandée par le pape Clément VII (un Médicis), injonction réitérée par Paul III (pape issu de la famille Farnèse), elle est peinte de 1535 à 1541 par l’artiste qui y fait figurer 399 personnages entre Enfer et Paradis, dans un univers très tourmenté, à l’image, dit-on de son état d’esprit.

Vatican---Chapelle-Sixtine---le-Jugement-dernier---detail.JPG

Elu en 1555, Paul IV, un pape inquisiteur, fait couvrir d’un voile puritain les sexes nus de l’œuvre originale par Daniel de Volterra qui se verra attribuer le sobriquet de « Il Braghetonne » !

Sur ce mur immense, un bleu magnifique domine cette fresque, il  est issu de lapis-lazuli.

Vatican---Chapelle-Sixtine---Le-Jugement-dernier.JPG

Nous sortons de la chapelle sous la fenêtre par laquelle sont émises les fumées des conciles, nous allons maintenant visiter la Basilique Saint Pierre, il est 15 heures.

Abordant la place par le côté, notre premier arrêt se fait devant la grande porte de bronze, l’occasion de rappeler que le choix de l’emplacement de la construction revient à Constantin, qui fait édifier une première basilique à l’emplacement de la sépulture de l’apôtre Pierre (crucifié vers 64/67).

C’est donc le pape Jules II qui va mettre en chantier l’édifice, confiant les travaux à l’architecte Bramante, c’est Michel-Ange qui prendra la relève après son décès, lui aussi mourra avant l’achèvement des travaux.

La longue construction voit le style évoluer de la Renaissance au baroque.

Nous sommes donc devant une belle porte en bronze, outre la qualité de ses bas reliefs, elle a ceci de notable qu’elle est murée de l’intérieur, elle n’est ouverte que les années saintes et ne peut être franchie que par le pape en personne.

Vatican---Saint-Pierre---porte-du-Jubilee--2-.JPG

Nous pouvons enfin pénétrer dans la basilique. Curieuse impression dans cette gigantesque église, elle est très belle, très élégante, et aussi très … vide ! une grande halle pleine de monde, ça circule dans tous les sens, on est loin d’un lieu de recueillement et de prière, à ce titre, notre guide nous indique une chapelle voisine dans laquelle les fidèles peuvent trouver un lieu plus calme.

Juste après l’entrée, on peut admirer la magnifique « Piéta » de Michel-Ange : protégée par une lourde vitre après qu’un halluciné ait tenté de la détruire en 1972. Que cette statue est belle ! Elle est impressionnante de sérénité, de finesse ; Michel-Ange l’a façonnée en 1499 à partir de deux blocs de marbre de Carrare, l’un pour la vierge, l’autre pour le Christ.

Vatican---Saint-Pierre---Pieta-de-Michelange.JPG

Quand on lève les yeux, on est surpris par les hautes coupoles, puits de lumière.

Tout est magnifique dans Saint Pierre, le bénitier, le dallage, les statues, les monuments funéraires, les fresques, les statues des saints et des saintes … magnifique !

Vatican---Saint-Pierre---interieur--5-.JPG

Il faudrait des heures pour tout voir ! nous nous contenterons de jeter quelques regards à la statue de Saint Pierre, qui porte bonheur si on lui caresse le pied droit, aux sépultures des papes canonisés, à celle de Jean Paul II récemment déplacée de la crypte à l’église, depuis la béatification du pape ; et puis il y a le baldaquin, une construction de quatre colonnes de bronze, à la fois autel et emplacement de la tombe de Saint Pierre.

Vatican---Saint-Pierre---Autel-St-Pierre.JPG

Superbe aussi et tellement lumineuse, la chaire de Saint Pierre, un siège épiscopal mis en scène par le Bernin et surmonté d’un grand soleil.

Vatican---Saint-Pierre---soleil--2-.JPG

Et il y a bien sûr la coupole, la plus haute des coupoles romaines, décorée de mosaïques.

Ah ! les mosaïques de la basilique, elles sont incroyables !! Vraiment INCROYABLES, il faut s’approcher pour voir le reflet des différents petits morceaux, de loin tout y est, les détails, les ombres.

Vatican---Saint-Pierre---statue--3-.JPG

Un tour rapide dans la crypte et nous sortons de Saint Pierre vers 16 heures.

Sur le parvis de la basilique, on regarde la façade, avec au centre le balcon pour les bénédictions papales, et plus loin la fenêtre par laquelle le Saint Père bénit les fidèles à la messe du dimanche.

Vatican---Saint-Pierre---facade.JPG

Un regard aussi, quand même ! aux gardes suisses, figures indisociables du Vatican.

Vatican---garde-suisse--2-.JPG

Nous avons ensuite quartier libre, notre visite de groupe est terminée, on peut profiter encore de la basilique (en accès libre – il s’agit d’un lieu de culte !), de la place Saint Pierre … ou faire le bonheur de quelques collectionneurs en leur envoyant un courrier oblitéré du Vatican !!

Nos aventures touristiques finissent ici aujourd’hui !

                                                         spqr.jpg

 

JOUR 4

Dernier matin à ROME, ultime visite de ROME … on a décidé d’aller faire un tour de l’autre côté du Tibre, dans le quartier du Trastevere, littéralement « au-delà du Tibre ».

Nous allons en bus jusqu’à Vittoriano, l’occasion de revoir ce quartier visité samedi.

On traverse le quartier jusqu’au Tibre. De là on va jusqu’à l’ile Tiberina, ce coin est vraiment bucolique, on n’a pas du tout l’impression d’être au cœur d’une grande capitale européenne ! On arrive sur la petite île par le pont Fabricio, qui n’a pas évolué depuis sa construction en 62 av. JC, il est le plus ancien pont de ROME.

ponte-Fabricio---Isola-Tiberina.JPG

Pas grand-chose à voir à Tiberina qui semble presque uniquement occupée par une église et un hôpital, alors qu’autrefois c’était l’emplacement du ghetto juif.

vue-sur-Isola-Tiberina.JPG

Quelques pas pour traverser l’île et on arrive dans le quartier de Trastevere, on longe le Tibre sur Lungotevere Anguillara et apercevant un joli balcon, on coupe vers la piazza San Sonnino et la grande statue de G.G.Belli, poète romain du XIXème siècle.

Transtevere---statue-de-GG-Belli.JPG

De là, on s’engage dans de charmantes petites rues ; il y a beaucoup de restaurants très bon marché, d’agréables terrasses, l’ambiance est très différente de celle du reste de ROME, des ruelles, beaucoup de couleurs, des vespas, du linge qui sèche en travers de la rue, d’une fenêtre à l’autre, avec un système de poulies pour récupérer son bien !

Trastevere---ruelle-linge--2-.JPG

porte.JPG

On arrive ensuite sur la grande piazza Santa Maria in Trastevere, l’église occupe le fond de la place, devant une fontaine. On va visiter l’intérieur de la basilique. Construite au IIIème siècle, elle doit être la plus ancienne église de Rome ; ce n’est qu’au XIIème siècle qu’elle se verra ornée des précieuses mosaïques qui font sa renommée.

Trastevere---place.JPG

Quand nous entrons, c’est plutôt le plafond qui attire notre attention ! Un travail monumental du XVIIème siècle pour ce plafond en bois à (gros) caissons, étonnant !

Trastevere---santa-Maria-in-Trastevere--4-.JPG

Et autre sujet d’intérêt, les grosses colonnes ioniques et corinthiennes, de granit de différentes couleurs !

De magnifiques mosaïques et de belles statues décorent la basilique ; de très beaux tombeaux aussi.

Trastevere---Santa-maria-in-Transtevere.JPGSanta-Maria-in-Trastevere---interieur--20-.JPG

On fait le tour de l’église, on prend le temps d’admirer toutes ces pièces superbes, installés sur les bancs on ne sait où poser les yeux tellement le décor est riche et varié.

Santa-Maria-in-Trastevere---interieur--13-.JPG

Nous en ressortons à plus de 11h30, et repartons en balade, nous passons devant une ancienne porte de la ville et arrivons à la Villa Farnesesina, qui n’a rien à voir avec le palais Farnese, ambassade de France. On peut pénétrer dans un joli petit jardin, une fontaine et des citronniers.

Trastevere---Villa-Farnese-jardin.JPG

Nous avons repéré une fontaine sur le plan. Elle est perchée en haut de la colline, nous suivons de petites rues, puis un sentier qui serpente dans un parc avant de se retrouver dans une rue pentue terminée par un grand escalier … après un dernier effort, nous voici enfin arrivés devant la monumentale fontaine « Fonte Aqua Paola ». Nous sommes au sommet du mont Janicule, la vue sur ROME, à nos pieds, est superbe. Un joli palais orange borde la place, c’est l’ambassade d’Espagne.

De l’autre côté de la place, la fontaine, elle date du XVIIème siècle et doit son nom au pape Paul V ; elle est à l’extrémité d’un aqueduc construit pour lutter contre les pénuries d’eau sur cette rive du fleuve.

trastevere---Fonte-Acqua-Paola-copie-1.JPG

On redescend en suivant la via Garibaldi, passant devant le mausolée de Garibaldi (Il Mausoleo ossario Gianicolense), érigé en hommage aux combattants de l’indépendance italienne, un joli monument.

Trastevere - mausolée Ossario Gianicolense

On termine notre visite de ce quartier attablés à la terrasse d’un restaurant dégustant des spécialités culinaires romaines !

restau-mardi-midi--6-.JPG

On retourne enfin vers Termini pour aller visiter la basilique Sainte Marie des Anges et Martyrs (Santa Maria  degli Angeli e del Martiri). Une façade incurvée en briques, très sobre.

Sainte-Marie-des-Anges-et-des-martyrs--25-.JPG

Elle fait partie des anciens thermes de Dioclétien ; samedi, en arrivant, nous avions déjà visité le jardin du musée construit dans ces ruines du IIIème siècle. S’appuyant sur les vestiges antiques, la basilique va voir le jour en 1562, avec Michel-Ange comme maître d’œuvre, elle va occuper le corps principal des anciens bains et l’artiste va réutiliser les structures existantes pour cette magnifique création ; elle sera « restaurée » au XVIIème siècle dans un style baroque, l’église fut dotée d’une façade « moderne », heureusement supprimée au XXème siècle, et aujourd’hui les portes ont été confiées au sculpteur de génie Igor MITORAJ dont nous avons déjà apprécié le talent à Agrigente cet été ! Elles sont magnifiques et tellement originales !

Sainte-Marie-des-Anges-et-des-martyrs.JPG

Quand nous entrons, nous sommes éblouis. Elle est immense, paradoxalement luxueuse et dépouillée, la statue d’une femme grandeur nature nous tend le bénitier, une coupole semblable à celle du Panthéon nous domine.

Sainte-Marie-des-Anges-et-des-martyrs--12-.JPG

Le plan en forme de croix grecque renforce cette impression d’espace, c’en est presque intimidant ! Ce tracé équilibré offre quatre chapelles magnifiques dans lesquelles règne un trompe l’œil déroutant : de fausses colonnes peintes, des jetés de marbre qui tombent comme de lourds velours, c’est magnifique ; on est bouleversés par tant de grâce, de beauté, de talent ; on se sent tout petit devant ces merveilles.

Sainte-Marie-des-Anges-et-des-martyrs--18-.JPG

Dans une alcôve la tête bandée de Saint Jean-Baptiste servie sur un plateau, c’est une œuvre de MITORAJ. Superbe.

Sainte-Marie-des-Anges-et-des-martyrs--4-.JPG

Si on lève les yeux, on est estomaqués par la finesse des décors des chapiteaux corinthiens …

Sainte-Marie-des-Anges-et-des-martyrs--8-.JPG

Sainte-Marie-des-Anges-et-des-martyrs--19-.JPG

... si on les baisse vers le sol on rencontre le tracé du méridien de la basilique : en 1702, l’architecte BIANCHINI conçoit cet étonnant cadran solaire à la demande du pape Clément XI ; le désir initial, avoué, du pape est de vérifier l’exactitude du calendrier grégorien pour ajuster le jour de Pâques (il veut aussi rivaliser avec Bologne qui vient de se doter du même instrument !).

Sainte-Marie-des-Anges-et-des-martyrs--10-.JPG

Il s’agit d’un marquage au sol, une grande ligne sur laquelle la lumière du soleil vient se poser après avoir traversé un discret petit trou caché dans l’architecture, un relevé permet d’établir le calendrier … c’est ce que j’ai compris malgré mon gros handicap mathématique !!

Sainte-Marie-des-Anges-et-des-martyrs--11-.JPG

Autre objet de curiosité, juste à côté, le pendule de Galilée … alors là je zappe !!! c’est joli, sans doute utile, peut-être indispensable …. Mais cette main pointant une boule gardera ses mystères !

Sainte-Marie-des-Anges-et-des-martyrs--23-.JPG

Nous préférons poursuivre notre charmante visite, allant d’un autel à l’autre avant une sortie dans le petit jardin intérieur qui rassemble anciennes colonnes et statues modernes, encore un écrin précieux !

Sainte-Marie-des-Anges-et-des-martyrs--20-.JPG

Un dernier tour dans la basilique, l’orgue superbe, le joli confessionnal ; encore un regard sur les statues résolument magnifiques du portail ; et un au revoir à cette si belle basilique, basilique officielle de la royauté italienne, elle a conservé son statut et accueille toujours les cérémonies importantes.

 Sainte-marie-des-Anges-et-Martyrs.JPGSainte-Marie-des-Anges-et-des-martyrs--16-.JPG

 

Sainte-Marie-des-Anges-et-des-martyrs--26-.JPG

Voilà, l’heure est venue pour nous de repartir vers l’hôtel, l’aéroport, Paris …

 

 

C’est avec beaucoup de regrets que nous quittons ROME, nous n’avons fait qu’entre-apercevoir toutes les merveilles de la ville éternelle, encore tant de quartiers à découvrir, tant de visites à approfondir, tant de jolies choses à revoir !

Mais nous savons que nous y reviendrons … nos pièces nous attendent au fond de la fontaine de Trévi !

 

 

 SPQR--2-.JPG

 

 

.... envie d'un autre regard, d'autres idées ... d'une "VIREE MALIN" .... c'est ici     http://www.viree-malin.fr/visiter-rome-weekend-3-jours/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

commentaires

Haut de page