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Sweetmemory

Un petit tour dans le vaste Monde, une pause dans une salle de spectacles, un détour par la cuisine ou auprès du sapin de Noël ... deux ou trois créations … Bienvenue chez moi , agréable visite, et n'hésitez surtout pas à laisser un commentaire. Pour être informés des articles récents, n’oubliez pas de vous inscrire. A bientôt.

WE NEED TO TALK ABOUT KEVIN

                                      We Need to Talk About Kevin : affiche         

 

Pour Eva, femme solitaire et malheureuse, il y a eu un « avant » et un « après »… « Avant » Kevin, son fils ; « Après » le geste de Kevin.

Et ? … Et c’est ce que le film raconte, explique, retrace ; navigant d’une époque à l’autre, des jours heureux, aux périodes plus compliquées, jusqu’au drame … aux drames.

On sort secoués de cette projection, difficile de dire qu’on a aimé ce film, et pourtant, on a adoré ce film si fort, si dense, si intense, si éprouvant. Glaçant !

Par quoi, par qui commencer ? Scénario, mise en scène, interprétation, montage ? Une alchimie parfaite, un mécanisme aux rouages impeccables, une minutieuse descente aux enfers, vers un abîme inimaginable ; un drame consciencieusement analysé et finalement exposé. Scénario machiavélique.

La scénariste et réalisatrice, Lynne RAMSAY, filme cette histoire avec beaucoup de distance, avec une image et une atmosphère aseptisées, c’est lisse, froid, avec une économie de dialogues ; elle suit la pensée de son héroïne, entre ce présent auquel elle tente de faire face et le passé qui a tissé le drame.

Et donc, celle qui porte tout ce film, Tilda SWILTON ; elle est au centre de l’histoire, on voyage dans sa vie pour comprendre où était l’erreur. L’actrice est une fois de plus formidable, changeant encore de look et de visage(s), rajeunie, montrée sans complaisance, elle nous séduit et nous entraine dans son cauchemar.

Autour d’elle, « les » Kevin , odieux, insupportables … excellents !

 

Un film qui met mal à l’aise, qu’on a envie de chasser de son esprit … mais qui s’incruste tant le malaise est profond, qu’on décortique avec une sorte de délectation nauséabonde. A voir, c’est sûr ; mais pas pour se distraire !                          

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