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Jour 13 - CEFALU => POZZALLO

par Danielle SAUBION 31 Juillet 2011, 09:08 Forza SICILIA

Et voilà, notre dernière journée de tourisme sicilien commence.


Une brume couvre CEFALU, mais un grand soleil brille.

On réorganise les valises en vue du débarquement, ce soir, à POZZALLO.

Aujourd’hui, avant 18h30, nous devons rendre la voiture. Notre projet est de déposer les bagages à l’hôtel et d’aller ensuite  à l’agence restituer notre bolide. Et en chemin, nous avons PIAZZA ARMERINA à visiter.


Allez, 9h10, on s’en va, il fait déjà 28°C. Redescendant notre colline pour la dernière fois, regardant le paysage, au péage, on est sûrs de reconnaitre la maison, elle parait bien petite et isolée vue d’en bas … et elle occupe tout le sommet de la montagne.

CEFALU---B-B--6----Copie.JPG

 

Le paysage qui borde l’autoroute PALERME-CATANE est désertique. La route est récente et constituée de très nombreux viaducs, cette voie express moderne a dû changer la vie des siciliens en facilitant les liaisons Nord/Sud, entre les deux villes principales de l’île.


L’arrivée sur PIAZZA ARMERINA est moins simple ! La ville est en travaux, et très avare sur les indications routières, on tourne en rond avant de trouver la direction puis l’embranchement vers la Villa romaine du Casale.

A 11h20, nous sommes sur le parking, à l’entrée un préposé nous a demandé 1€ pour le stationnement et nous a montré où nous garer ! il fait 31°C !

Le chemin jusqu’à l’entrée de la villa est bordé de petits marchands de souvenirs en tous genres.

On ne sait pas trop ce qui nous attend aujourd’hui, la villa était fermée pour restauration depuis octobre 2010, les infos internet indiquaient une réouverture complète pour avril, certains post mentionnaient qu’on en était loin … on verra.


On commence par aller acheter les billets, dans une petite guérite en contrebas du chemin (c’est une manie ici de planquer les guichets ??!!), là on est définitivement fixés : seule une partie est visitable, et pour une fois, le tarif prend en compte cette gêne et est minoré (5€).

Visite donc de cette fameuse villa, au conditionnel. Ce serait la modeste « maison de campagne » d’un membre de la famille impériale. Sa construction se situerait entre la fin du IIIème et le début du IVème après J.C., et elle aurait été occupée ponctuellement jusqu’à ce qu’elle soit incendiée puis inondée par une terrible crue en 1161. Disparue sous les alluvions, elle ne refait surface qu’en 1812. Les travaux de fouilles aboutiront en 1929 avec la découverte de la première mosaïque, ils ne prendront fin qu’en 1954. (et en 2010 on remet ça !). L’ampleur du travail est à mettre en perspective avec la taille de la maisonnette : 3 500m², plusieurs corps de bâtiments, pour une trentaine de pièces, de vie ou de service.

La Villa du Casale est donc réputée, classée au Patrimoine mondial de l’UNESCO, pour ses fameuses mosaïques. Celles-ci sont au sol, ce qui explique aussi la nécessité d’importants travaux pour leur sauvegarde et pour permettre la visite, et maintenant pour tout refaire ! Pour les admirer à leur juste valeur, le visiteur doit être en surplomb, on circule donc sur des galeries au-dessus de ces tableaux si vivants.

PIAZZA ARMERINA (21)
 

Ils racontent la vie quotidienne, scènes de chasse, de bains ; la mythologie. Ils se regardent à partir de l’entrée dans la pièce. Ce sont des œuvres monumentales, de plusieurs dizaines de mètres carrés parfois, mais d’une finesse et d’une précision impressionnantes.

Mais je dois confesser que notre visite est décevante, hélas nous ne voyons que le quart ou le tiers de l’ensemble, ça on le sait en entrant.

PIAZZA ARMERINA (5)

L’aménagement – ancien – n’est pas mal fait, mais très inconfortable car nous sommes sous des verrières et il fait très chaud, il n’y a pas d’air, tout résonne (heureusement, il y a peu de visiteurs aujourd’hui, on se demande comment ça se passe en pleine saison touristique, avec des cars entiers qui débarquent !) ; la lumière est terne, jaunâtre, et les ombres des armatures de la charpente projetées sur les mosaïques sont une grande gêne, sans parler du résultat en photo.

PIAZZA ARMERINA (7)

Alors, est-ce dû à la verrière, à l’heure à laquelle nous l’avons visité, à l’érosion ; mais les mosaïques, certes magnifiques, m’ont parues pâlottes, comme délavées. Mais je ne boude pas mon plaisir, nous avons aimé et apprécié ces grandes « fresques », reconnu leur beauté et le talent de leurs créateurs, mais nous sommes restés sur notre faim ! Espérons que les travaux entrepris leur donneront enfin l’écrin qu’elles méritent et que le visiteur admirera ces trésors sans aucune pollution !!

PIAZZA ARMERINA (24)

Sur ce site, un incroyable paradoxe, alors que ces précieux vestiges sont, semble t-il, soigneusement sauvegardés, on marche sur ces beaux dessins en dehors des salles d’exposition, d’autres parties de la villa sont laissées à l’air libre, aux intempéries, et les rafistolages au ciment sont grossiers, comme faits à la va vite ! Bizarre, et un peu dérangeant !

PIAZZA ARMERINA (12)

En une demi-heure l’affaire est entendue ; on a fait le tour de ce qu’il y avait à voir, et en prenant le temps de se poser devant chaque scène.


Nous n’avons plus qu’à retourner vers la voiture ; tout ça pour ça ? et le pire nous attend !

La traversée de PIAZZA ARMERINA est un cauchemar, la ville semble construite sur plusieurs pitons rocheux, dans plusieurs rues les gens accèdent à leurs maisons par de petites passerelles, les rues étroites ne sont que pentes abruptes pas adaptées à la circulation automobile, ajouté à cela des travaux et pas mal de trafic … un cauchemar ! aggravé par l’absence d’indications. A l’aveugle, on cherche à sortir de la ville, à trouver le bon chemin et quand on se retrouve enfin sortis de ce pétrin, on a perdu beaucoup de temps!

Nous arrivons enfin à GELA, toujours aussi moche !

On se concentre sur les rares panneaux, toujours pas d’info sur le supposé autoroute ! Alors on repart sur la SS 115, vers RAGUSE !

Paysage agricole sur la route.

A VITTORIA, on est encore surpris par les immeubles pas finis, laissés à l’abandon, là c’est tout un quartier qui est concerné !

Et toujours le souci de trouver la bonne route, on ne tient pas à aller jusqu’à RAGUSE, on souhaiterait pouvoir bifurquer avant. Ce qu’on parvient finalement à faire, ouf !

Du coup, la fin du voyage est plus facile, je peux enfin relever le nez de ma carte ! et on arrive à POZZALLO à 15h40.

Nouveaux challenges : repérer l’agence de location pour rendre la voiture, et l’hôtel !

Missions accomplies dans cette petite ville qui vit de son activité portuaire.


Je passe sur la restitution du véhicule dans une agence improbable d’un loueur de renommée pourtant internationale, tout seul dans son minuscule bureau, on doit déranger le réceptionniste en fin de sieste et il est clair qu’il ne nous attendait pas !

Il fait le tour du véhicule, note que le plein est fait et enregistre le kilométrage : on aura finalement parcouru 1595 km .

Quelques papiers vite expédiés et il nous rend notre dossier, tout est en ordre ; à la différence près que quinze jours après notre retour, on reçoit une facture datée du jour de l'opération, correspondant à des frais de restitution et d’immatriculation, merci AUTO ESCAPE, agence de location, et HERTZ, le prestataire !  même si ces prestations hors forfait figuraient partiellement en marge du contrat, on évitera de passer par eux à l’avenir ! et la p'tite pub, c'est cadeau !!! 


Maintenant que nous sommes devenus des piétons, nous rentrons à pied à l’hôtel en suivant le bord de mer.

On terminera notre voyage culinaire sicilien sur une agréable terrasse ; demain MALTE, c’est notre soirée d’adieu à la SICILE.

 

 

hotelMARE NOSTRUM : petit hôtel en ville, sans charme particulier mais confortable pour y passer une nuit. Personnel familial très accueillant, souriant et sympathique.

 

 

 

 

 

 

clipart restaurant chef tGARUM : agréable petit restaurant, une jolie terrasse. Là encore rien de mémorable, mais bon repas et excellent accueil

 

 

 

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