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Sweetmemory

Un petit tour dans le vaste Monde, une pause dans une salle de spectacles, un détour par la cuisine ou auprès du sapin de Noël ... deux ou trois créations … Bienvenue chez moi , agréable visite, et n'hésitez surtout pas à laisser un commentaire. Pour être informés des articles récents, n’oubliez pas de vous inscrire. A bientôt.

BABY

BABY

Au fin fond de la Louisiane, Wanda et Al vivent dans une caravane ; ils n’ont plus grand-chose, pas de boulot et déjà quatre gosses confiés à belle-maman. Le cinquième est en route, ce qui amène Wanda à montrer une petite annonce à Al : « Enceinte ? Couple marié, épanoui, cultivé et très à l'aise financièrement veut offrir à un enfant blanc en parfaite santé une vie heureuse. Différentes formes d'aides envisageables. Appeler en pcv. ».

Rachel et Richard ont lancé cet appel, ils sont riches et heureux mais leur couple reste stérile …

Et si ces deux mondes pouvaient trouver un accord …

 

Choc de mondes et de cultures, mais surtout opposition entre ceux qui peuvent être parents et ceux auxquels c’est impossible. Tractations, négociations, jeux de pouvoir entre ceux qui ont tout et ceux qui n’ont rien … sauf …

Grâce à un texte riche et travaillé, ... dans lequel chaque mot compte, la balle change régulièrement de camp dans un échange véhément qui ne se joue pas à armes égales.

La pièce est habilement construite en deux parties très différentes ; le décor, le dialogue, le discours, le rythme de la pièce vont coller parfaitement à ces deux moments. La belle mise en scène d’Hélène VINCENT souligne à merveille cette évolution jusqu’au final. 

 

Sur scène, on n’a d’yeux que pour ces deux femmes qui négocient cette maternité. Isabelle CARRE et Camille JAPY (qui a traduit et adapté le texte de l’américaine Jane ANDERSON) sont formidables et étonnantes, si fortes et fragiles, vulnérables, si intenses, si imprégnées de leurs personnages. On ne peut qu’être à leur écoute, adhérer, tour à tour à leurs arguments.

La gent masculine est plus discrète, même si Bruno SOLO est en bonne place sur l’affiche … il n’apparait qu’en deuxième partie, pour une partition beaucoup moins délicate.

 

Et puis, il y a LE sujet de la pièce, sujet à débats et réflexions… sachant qu’il ne s’agit pas ici de GPA, mais d’adoption programmée. Ethique, valeurs, morale ... et sentiments ...

Enfin, la pièce nous abandonne à nos propres questionnements après sa conclusion qui laisse un goût très amer.

 

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