Un petit tour dans le vaste Monde, une pause dans une salle de spectacles, un détour par la cuisine ou auprès du sapin de Noël ... deux ou trois créations … Bienvenue chez moi , agréable visite, et n'hésitez surtout pas à laisser un commentaire. Pour être informés des articles récents, n’oubliez pas de vous abonner. A bientôt.
Aujourd’hui un magnifique soleil est encore au rendez-vous ! Un programme chargé et ambitieux nous attend : la Presqu’Ile, Croix Rousse et le quartier médiéval !!
Retour sur les bords de la Saône, on passe devant le Palais de Justice avant d’emprunter la Passerelle Pierre Truche, une agréable passerelle piétonne qui offre de très belles vues sur la ville, Fourvière, Presqu’ile et Croix Rousse !
PRESQU'ILE
Premier arrêt (recommandé par l’équipe de l’O.T.), la Place des Célestins. A l’origine, au début du XIVème siècle, une commanderie de Templiers se situait ici, l’ordre est aboli et les Célestins y installent un monastère, mais au XVIIIème siècle, la congrégation n’est plus suffisamment nombreuse et quitte les lieux, le monastère va être détruit et l’urbanisme repensé, de grandes artères sont créées, le théâtre est construit, la place sera depuis aménagée et embellie. Calme est ombragée, elle est très agréable.
Une rue plus loin, voici la Place des Jacobins (toujours sur les conseils de l’O.T.). Autre place, autre congrégation, celle-ci est vouée aux Jacobins et à leur couvent situé ici jusqu’en 1808. Bordé de beaux immeubles, elle est réaménagée en 2014, agrandie et végétalisée, la place est belle et la fontaine centrale mise en valeur.
La rue Childebert nous conduit naturellement à l’Hôtel Dieu. Un édifice monumental qui vient de renaitre de ses cendres.
C’est l’ancien hôpital de la ville, et ce depuis le VIIème siècle ! L’histoire dit que, dès 542, une maison accueillait ici les pèlerins ; mais le « véritable » hôpital de l’Hôtel-Dieu date du XIIème siècle. Au fil des siècles l’édifice va être transformé, agrandi. François RABELAIS (celui de Pantagruel !) y sera même médecin !! Au XIXème siècle on peut y accueillir jusqu’à un millier de malades. Pendant la Première Guerre Mondiale il devient hôpital militaire. La Deuxième Guerre Mondiale va lui porter un coup fatal, détruisant le dôme. Les activités médicales perdurent jusqu’en 2010. Privatisé il va entamer sa reconversion ; hôtel de luxe, centre commercial et de nombreux cafés restaurants où il fait désormais bon flâner.
Quand on franchit la lourde porte cochère on est loin de s’imaginer qu’on va tomber sur un petit coin de paradis !!!! Les cloitres réaménagés en jardins et terrasses de restaurant sont autant de propositions de détente et de bien être !!
On arrive ensuite dans le centre commercial, très lumineux.
Nous terminons en entrant dans la chapelle de l’hôtel Dieu (Chapelle Notre-Dame de Pitié) qui vient d’être restaurée.
Au coin de l’Hôtel Dieu nous arrivons Place de la République, une immense place.
Poursuivant sur la Rue de la République, voici la place de la Bourse, et le Palais de la Bourse qui abrite maintenant la Chambre du Commerce et de l’Industrie de Lyon
Contournant ce bel édifice du XIXème siècle nous arrivons Place des Cordeliers devant la basilique Saint Bonaventure. C’est un couvent franciscain qui s’y installe dès le XIIème siècle. Ces moines à la ceinture en forme de corde à nœuds sont appelés les « cordeliers », ils vont donner leur nom à leur église puis à tout le quartier ! La construction de l’église actuelle s’achève en 1484 et prend le nom de Saint Bonaventure, inhumé dans l’ancienne église du couvent. L’architecture intérieure rappelle la sobriété des franciscains, mais les retables des chapelles latérales et surtout les vitraux sont magnifiques (ils ont été partiellement détruits pendant la 2ème GM quand les Allemands ont bombardé les ponts sur la Saône !).
La rue de la République nous conduit maintenant vers la fameuse Place des Terreaux. D’abord, Place de la Comédie, deux gros morceaux, l’Hôtel de Ville et l’Opéra.
Le premier a été construit à la toute fin du XVIIème siècle, rapidement partiellement détruit par un incendie, on fait appel à Jules HARDOUIN-MANSART pour faire les nouveaux plans (le « Mansart » de VERSAILLES !!). Aujourd’hui on peut apprécier cette architecture originale qui propose des pavillons latéraux encadrant deux cours successives.
En face, le très surprenant Opéra de LYON … un curieux mélange de genres !! Dès le XVIIIème siècle le Grand Théâtre est construit ici, moins d’un siècle plus tard il est détruit et reconstruit, des arcades, des colonnes, des statues ornent la nouvelle façade. En 1986 une mise aux normes s’impose, la rénovation est confiée à Jean NOUVEL. Les travaux se terminent en 1993, l’architecte n’a conservé que les façades, dotant l’édifice de 18 étages et surtout le coiffant d’une grande verrière moderne. C’est inattendu mais plutôt joli !
Cap à présent sur la Place de Terreaux ! Le cœur de LYON ! Et pourtant ses origines ne sont pas reluisantes !!! « Les terreaux » étaient un fossé qui reliait la Saône et le Rhône, l’espace n’est pavé qu’au XVIIème siècle, devenant une place publique qui verra les marchés aux cochons … ou les exécutions publiques !!
Cette immense place de 7000m² est bordée de magnifiques hôtels particuliers et par l’Hôtel de ville ; et en 1892 la fontaine de BARTOLDI (… Celui de la Statue de la Liberté new-yorkaise !) vient l’embellir, elle glorifie la Garonne, entre la Saône et le Rhône c’est inattendu !
La place est effectivement immense !! et surtout piétonne, juste longée d’une étroite voie de circulation, on peut donc s’y balader avec beaucoup de plaisir.
Et voilà, la matinée s’achève, nous marchons depuis près de trois heures on s’accorde une petite pause !
CROIX ROUSSE
Et c’est en bus que nous allons rejoindre Croix Rousse, cette autre colline associée aux canuts !
Comme pour Fourvière, l’idée est de monter en transports en commun et de descendre à pied, notre bon conseiller nous a signalé les murs peints à ne pas louper en chemin ! Let’s go !
A tout seigneur tout honneur, on commence par le Gros Caillou, un bloc de pierre dure de 24 tonnes, déposé il y a « quelques » années par les glaciers de la Haute Tarentaise !! L’origine de sa découverte est incertaine (forage du funiculaire ou de galeries militaires) mais l’exceptionnel est déplacé et déposé sur son belvédère en 1891.
De la Place Bellevue, la bien nommée, la vue sur la ville basse et les environs est magnifique.
Alors commence la descente, montée Saint Sébastien on se fait happer par une venelle « Cour des Voraces », on fait bien de la suivre, ses murs sont couverts de graffitis, on pousse une porte et nous voici dans le lacis d’une traboule. Ah les traboules lyonnaises ! Ce sont des petits passages – invisibles – qui relient certaines rues entre elles (nous leur avons consacré une balade dans le Vieux Lyon, j’y reviendrai à cette occasion !).
Donc des couloirs dans des cours d’immeubles habités, un labyrinthe qui nous conduit .. vers la Place Colbert, et juste avant la sortie un drôle d’escalier.
Nous suivons ensuite les rues de ce quartier qui nous permettent de voir de belles fresques !
Place Chardonnet nous entrons dans l’église Saint Polycarpe, du XVIIème siècle, coincée entre deux bâtiments dans une petite rue.
Il y en a un autre qui est coincé, rue de l’Abbé Rozier !! 😊
Juste à côté, voici le Passage Thiaffait, une traboule du XIXème siècle, devenue lieu de perdition mal famé dans les années 1980. Une grande rénovation a lieu en 2001, mais, restant sur la réputation sulfureuse du quartier aucun commerce ne veut s’y établir, la mairie va donc favoriser par des aides financières la création d’ateliers artisanaux, les pas de porte sont aujourd’hui occupés par de jeunes créateurs. C’est sympa et innovant.
Ici, l’art nait sur les murs
Ici, la musique sort dans la rue
Ici, on est invité à parler aux cailloux !!
Ici, les murs délivrent des messages
Ce quartier est étonnant, après le bloc erratique de l’ère glaciaire, les tags et créateurs modernes, nous revoici plongés dans l’Antiquité en passant devant l’Amphithéâtre des Trois Gaules. Une scène de spectacle du Ier siècle !! qui n’a pas trahi sa vocation puisque de nos jours le Festival de la Basse-Cour offre un lieu d’expression pour les jeunes compagnies célébrant les arts de la rue.
Les murs sont encore pleins de couleurs et de messages, rue de l’Annonciade voici l’installation du « Mur peint végétal », qui alterne des peintures et des parties végétalisées. L’œuvre a été terminée en 2011.
Nous arrivons au joli belvédère de la Place Rouville. Tuiles et Colline de Fourvière sous un magnifique ciel bleu.
Quelques rues plus loin, voici LA fresque !!! La Fresque des Lyonnais Célèbres ! Sur trois murs, une quarantaine de lyonnais célèbres sont représentés … on joue à les identifier !!! PIVOT ! LOISEAU ! …. C’est magnifique !!
On rejoint l’autre rive via la Passerelle Saint Vincent … belles vues garanties !
VIEUX LYON
Ici commence la dernière partie de la journée, une balade, une flânerie, dans le vieux quartier. Nous y reviendrons demain !
Nous suivons la rue Juiverie, l’occasion d’admirer les belles maisons Renaissance. La rue doit son nom aux nombreux juifs établis ici à cette époque.
Nous vadrouillons d’une rue à l’autre, jusqu’à la rue Saint Georges et le Théâtre de Guignol. Un bon kilomètre de balade !
Fourbus on regagne notre hôtel dont on découvre le charme très caché de la terrasse !
Nous remettrons le nez dehors pour diner !!
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Je ne jette rien de cette belle journée !!
De beaux édifices, du street art à gogo, et la douceur de vivre de ces quartiers, illustrée par les patios de l'Hôtel Dieu qui invitent délicieusement au farniente
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LE PALAIS SAINT JEAN : Encore un bouchon, esprit bouchon brasserie mais pas le label.
Belle situation, grande salle (pleine comme un oeuf !) personnel chaleureux et très efficace malgré l'affluence.
Encore des menus, ce soir au menu salade lyonnaise (simple, mais copieuse et savoureuse !), puis andouillette sauce moutarde (énorme !! et très bonne) et pour finir une "petite" mousse au chocolat !!