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AYUBOWAN.
Aujourd’hui nous allons visiter le Rocher du Lion, SIGIRIYA.
Quand nous sortons de l’hôtel, sur la piste, le guide nous montre des cabanes, abris construits dans les arbres, il s’agit de cabanes de surveillance pour les éléphants sauvages, un guetteur y prend place et doit faire fuir les animaux pour qu’ils ne détruisent pas les cultures, ici des rizières. Dans ce secteur, les champs sont plus vastes que ceux que nous avions vus jusque-là.
Sur la route, on peut voir des papayers, et leurs gros fruits ; des bananiers avec de grosses fleurs violettes au bout des régimes.
Très rapidement, on voit le fameux rocher apparaitre dans le décor, une grosse protubérance rocheuse émergeant de la végétation.
C’est le SIGIRIYA, le « rocher du lion », au Vème siècle c’est là, au sommet de ce caillou, que le roi Kasyapa décide d’installer la capitale de son royaume, faisant construire une forteresse imprenable … et pour cause !
Si Kasyapa cherche à se mettre à l’abri c’est qu’il n’a pas la conscience tout à fait tranquille ! Dans la capitale actuelle d’ANURADHAPURA ; son père, le roi Dhatusena, a deux fils, Mogallana, l’ainé légitime et héritier du trône, et lui, un bâtard sans espoir d’avenir. Il va éliminer les obstacles entre lui et le trône, tuant son père et exilant son frère ! Mogallana se réfugie en Inde et promet vengeance !
Kasyapa choisit donc ce lieu improbable pour y transporter la capitale du LANKA (l’ancienne appellation de l’ile). C’est une prouesse technologique car il faut construire une cité et ses murailles défensives au sommet du rocher, creuser escaliers et accès dans la roche, approvisionner le sommet en eau !
À la base du rocher, le roi fait installer d’agréables jardins dotés de bassins, fontaines et terrasses.
Mais le règne sera de courte durée ; après 18 ans d’exil, Mogallana revient, il provoque l’usurpateur, le vainc et l’exécute !! Le nouveau roi abandonne SIGIRIYA, qui n’aura été occupée de cinq ans ! Des moines s’y installeront jusqu’au XIIIème siècle. Le rocher sera ensuite définitivement abandonné.
On commence par une rapide traversée du musée.
Voici le schéma du rocher avec ses dimensions, plus de 110 mètres de haut ! C’est intéressant et impressionnant ! Le musée expose aussi des objets retrouvés sur place. Autre pièce incontournable, la maquette du site.
La visite se poursuit par la reconstitution des fresques dites « Les Demoiselles de Sigiriya », les originaux représentaient, à l’époque, jusqu’à 500 visages féminins, peints sur la paroi d’un abri sous roche. Il n’en reste qu’une vingtaine maintenant, on pourra les voir au cours de la visite du site mais il est interdit de les photographier … c’est donc maintenant qu’il faut se faire plaisir !
Ils sont beaux ces portraits, sans cohérence, lien les uns avec les autres ; ce sont des représentations de femmes, torse nu, portant de lourds bijoux ; le trait est fin, les proportions justes.
Plus loin, je m’attarde sur un panneau qui reprend le nom de « SIGIRIYA » dans de multiples alphabets, c’est original !
Nous commençons ensuite la visite du site, pour cela nous sommes accompagnés d’un guide particulier. (nous allons ENFIN avoir des commentaires précis et pertinents !! Quel bonheur !)
Et voilà … voici les premières marches … il y a en 1300 à grimper jusqu’au sommet. Je me suis renseignée sur les différents forums pour savoir comment gérer au mieux cette ascension, il y a plusieurs niveaux, on peut aller jusqu’aux pattes du lion, ensuite l’escalier se transforme en escalier métallique collé au flanc du rocher, beaucoup signalent que ce n’est pas l’idéal pour ceux qui ont le vertige … Les internautes précisent qu’on peut faire demi-tour en cours de route.
Il y a quelques marches au tout début, puis une montée en pente douce, nous traversons les jardins royaux.
Ces jardins sont très vastes, le rocher encore loin ! Pour le moment c’est agréable, le ciel est bien bleu, il ne fait pas trop chaud, les jardins sont jolis.
Le guide attire notre attention sur la complexité du réseau hydraulique, les grands bassins devaient être alimentés en toutes saisons, et surtout, les ingénieurs ont dû trouver les moyens pour faire parvenir de l’eau au sommet !! Et ils y sont parvenus … je ne comprends pas trop comment … mais eux ont réussi !
En chemin, nous admirons les arbres magnifiques, les jardins chouchoutés par une armada de jardiniers qui traquent, balais à la main, la moindre feuille morte ; plus indifférent un gros varan prend le soleil !!
Voici le rocher de l’éléphant (en attendant le rocher du lion !!) une grosse masse rocheuse qui ressemble, c’est vrai, plus ou moins à une tête d’éléphant.
Çà et là il reste les vertiges des pavillons construits ici, de bas murets des briques.
Sur ce site, il y a une armée d’hommes en uniformes de différentes couleurs, les T-shirts blanc et turquoise sont au sommet de la hiérarchie, ils guident, accompagnent et donnent les informations, ils portent leur badge autour du cou ; les polos blancs escortent le groupe, donnant un petit coup de main s’il faut gravir une marche un peu haute, jouer les chiens de berger pour les trainards ; enfin les ensembles kaki, doivent être simplement autorisés à aider les visiteurs, espérant grapiller une petite gratification en remerciement
On arrive devant une première « grotte », une cavité peu profonde mise en valeur car on peut encore y apercevoir (en faisant un effort !) les traces de peintures murales, c’est « Deraniyagala cave », ces dessins seraient antérieurs à l’arrivée de Kasyapa, quand le lieu était une résidence monastique, des silhouettes féminines en pied auraient été identifiées … peut être … on ne voit plus grand-chose maintenant !
Plus étonnant, cet étroit passage entre deux gros blocs de rochers ! Boulder Arch n°1 l’est l’exemple type de la façon dont les concepteurs ont utilisé la topologie des lieux pour servir la construction. Tout le monde s’engouffre dans ce goulot pour déboucher sur une première esplanade. A ce niveau on peut voir les traces d’anciennes fondations.
Désormais ça monte bien, des marches irrégulières, tout le monde à la queue leu leu, à chaque obstacle un « sherpa » tend la main pour aider, sympa, souvent utile, mais vraiment trop collant.
Voici, enfin, les pattes du lion, elles matérialisent la « porte du lion », ce qui reste de la statue géante de lion qui marquait, décorait l’entrée principale de la forteresse. Difficile d’imaginer la monstruosité de l’ensemble original ! Construction suffisamment effrayante pour dissuader les malfaisants et imposante pour impressionner les visiteurs.
La vue est très belle d’ici, le panorama sur les jardins et l’immense forêt est superbe. Au loin un Bouddha blanc émerge de la verdure, si je regarde vers le bas, c’est assez vertigineux !
Face à nous le rocher, les deux pattes imposantes encadrant un escalier en maçonnerie, qui devient volées de marches métalliques ! Il y a un chassé-croisé incessant sur ces escaliers, dont la montée et la descente sont séparées d’une simple corde.
On décide de s’arrêter ici, il y a encore une quarantaine de minutes de montée ; les uns collés aux autres, le demi-tour semble compliqué tout comme l’ascension sur cette structure métallique ! Entre fatigue, vertige et peur de ne pas y arriver en gênant tout le monde, on s’abstient, nos mollets approuvent ! Et on entame le chemin du retour …
Et la descente commence !!! tout doucement, tout le monde est très prudent dans cette pente abrupte et se cramponne à la maigre corde qui sépare les voies ! c’est vertigineux !
Le chemin bifurque pour suivre la paroi, on longe le « mur miroir », la roche est recouverte d’’un stuc tellement lisse qu’on devait pouvoir y voir son reflet. Il est maintenant protégé par un cordon et sous la surveillance pour éviter d’être dégradé, dans le passé il a été détérioré par des graffitis, ou des personnes qui en prélevaient des morceaux.
À la fin de ce passage, un escalier en colimaçon donne accès aux Demoiselles de Sigiriya … on zappe, les gens font la queue pour monter, il faut gérer la cohue et les photos sont interdites … on les a vues au musée … on continue … surtout qu’on n’est pas au bout de nos peines … on peut apercevoir le long escalier de la descente !!!
Quelques degrés plus bas voici Audience Hall, la salle d’audience du palais ; elle se trouve sur une plate-forme naturelle, chapeautée d’une roche naturellement fendue. La caverne naturelle est sculptée pour former le « trône », des trous dans la roche témoignent qu’il devait y avoir des piliers, une charpente soutenant un toit.
Plus bas, deux gros blocs de roche réduisent le passage, et on arrive sur un sentier dominé par une haute colonne rocheuse : Cobra Hood Cave, la grotte du cobra qui doit son nom à sa forme si particulière … en forme de cobra !
On arrive enfin au niveau des jardins, et à la fin du parcours il y a plein de petits magasins.
Les jardiniers ratissent inlassablement, les singes se poursuivent dans les arbres.
Nous sommes rejoints par le reste du groupe, la montée était faisable car très, très ralentie par l’affluence ! Tant pis ! heureusement, on peut compter sur la solidarité du groupe … Et grâce à Séverine, on peut se faire une idée des vues du sommet !! Merci beaucoup ! 😃
On reprend la route, le trajet occasionne toujours de petites découvertes, une vache et des chèvres en train de brouter au bord de la route, des feuilles de tabac qui sèchent étalées sur des pièces de tissus, un motard qui négocie avec une marchande de pastèques, quelques jolies maisonnettes perdues dans la campagne …
Nous arrivons au restaurant le programme prévoit « déjeuner chez l’habitant », en fait nous allons avoir un repas typiquement srilankais.
Nous sommes accueillis au « 6 Janaka Wildlife Safari », le bus doit se faufiler au milieu de nombreux 4X4 … sans doute prêts pour les safaris ! Le long de la route c’est la surenchère des services de safaris !!
Et voici le « restaurant », on prend place dans une cabane traditionnelle, une longue pièce ouverte, la toiture en palmes de cocotier tressées ; c’est assez curieux (et donc typique !) une longue table basse centrale en maçonnerie, et tout autour de la pièce le muret d’enceinte qui forme les bancs, recouverts de nattes elles aussi en feuilles de cocotier. Voyons la suite !
On nous demande de nous installer sur ces « bancs » tandis que des bouteilles d’eau et une multitude de petites jarres en terre cuite sont alignées sur la « table ». Une dizaine de petits pots et leurs cuillers en bois … de cocotier ! A l’intérieur, du riz, blanc, rouge, divers légumes, currys, céréales, … Et voici les assiettes : des corbeilles (… encore tressées) recouvertes d’une large feuille de lotus !
On nous donne la marche à suivre, chacun se sert et le mode de vie srilankais veut qu’on mange avec ses doigts : on prend un peu de riz qu’on roule dans l’assaisonnement choisi (viande, légumes ...) on obtient une boule compacte qu’on porte à sa bouche !! Du coup on comprend mieux les petits robinets placés à l’entrée de la « salle à manger » !!! … bon, les organisateurs ont pitié de nous et on a des fourchettes à disposition ainsi que des serviettes en papier !
Ce repas traditionnel est bon, basique, pas trop épicé, facile à manger. On picore çà et là !
Vient ensuite le dessert, nous avons un panier de délicieuses petites bananes locales ; puis une femme dépose dans des coques de noix de coco l’équivalent de notre fromage blanc, elle verse dessus du « kithul treace », de la sève de kitul, un édulcorant naturel qui provient du palmier Kitul (… après recherches, il s’avère que c’est un produit nutritivement intéressant car pauvre en calories, source de vitamines, minéraux, et surtout composé de trois sucres (fructose, glucose et saccharose) qui ne sont pas stockés par l’organisme !!! L’idéal pour les diabétiques ! … et c’est bon, ça ressemble à du sirop d’érable !!!
Le repas est terminé, nous allons maintenant avoir une démonstration de savoir-faire traditionnel.
On commence par le riz. La femme qui nous a servis nous montre comment on pile les petits grains, elle les met ensuite dans un panier (encore et toujours les feuilles de cocotier tressées !) et va le tamiser, les petites enveloppes des grains tombent sur le sol (produisant un engrais pour les plantes) et le riz brisé est récupéré. L’opération suivante est la mouture, sur une meule en pierre … on voit la farine tomber doucement.
A chaque étape, elle propose à l’un de nous d’essayer !
Maintenant elle va nous montrer comment on tresse les fameuses palmes. Assise sur un petit banc au ras du sol, elle commence le travail, quelle dextérité !!!
Mais ce n’est pas terminé, on continue par le travail sur la noix de coco : enlever l’enveloppe en tapant le fruit sur une pointe métallique, ce morceau est conservé pour ses fibres dont on obtient des brosses.
Nouvel atelier, il faut ensuite casser la noix pour récupérer l’eau et la pulpe qui serviront elles aussi, et bien sûr une fois nettoyée la coque est également récupérée comme contenant, combustible !!! Rien ne se perd dans le cocotier !!!
Pour l’instant notre démonstratrice est revenue en « cuisine » ; le fruit est ouvert, nous goutons l’eau (qui n’a pas de goût) et la pulpe. La femme nous montre comment, sur une petite griffe, elle râpe la pulpe. Ça a l’air si simple !
Maintenant elle va préparer une sauce qui accompagne les plats : elle mélange noix de coco râpée, oignon rouge, citron et piment rouge ; le tout va être soigneusement écrasé à la pierre. Une fois la préparation terminée, elle nous propose de déguster, c’est bon ; elle n’a pas trop forcé sur le piment et la noix de coco donne la densité et adoucit le goût. Belle expérience !
Le repas/démonstration est terminé … place à la suite !
Au bout du chemin menant au restaurant des 4X4 nous attendent ! Embarquement pour la virée nature !!
En quelques minutes ils nous transportent en pleine jungle où des équipages de chars à bœufs nous attendent ! deux bestioles pas bien épaisses sont attelées à des charrettes en bois … et toit de palme !
La virée dure une dizaine de minutes … chaotiques ! C’est amusant ! Le « cocher » aiguillonne ses animaux, évite des ornières …
La piste est en pleine nature, sur un chemin de terre bordé de magnifiques cordylines, ces belles plantes au feuillage rose fuchsia que l’on voit partout ici ; dans les champs il y a aussi des paons sauvages !!! Comme c’est étonnant !!
Nous sommes maintenant au bord d’un grand et paisible lac, nous partons pour un safari en bateau d’HIRIWATUNA, curieusement les indications sont en anglais et en français.
Nous montons à six par embarcation.
Notre pirogue glisse doucement sur l’eau, rapidement nous nous éloignons des autres petits bateaux, c’est très agréable.
Des ilots de verdure sont formés par des nappes de nénuphars, ce sont en fait des jacinthes d’eau, de jolies grappes de fleurs mauves ; notre rameur s’en approche et en cueille un exemplaire pour chaque dame, c’est très gentil !
Ce lac est le paradis des aigrettes blanches, dans l’eau on voit passer un serpent d’eau !
Nous débarquons une vingtaine de minutes plus tard, pour retourner au point de départ en tuk-tuk ! Retour à la modernité !
Et c’est parti !!! On se demande comment il va négocier le chemin de terre pris pas les bœufs !! mais il ne suit pas cet itinéraire rustique mais récupère rapidement la route bitumée … et fonce à tombeau ouvert !!!
A l’arrivée, tout le monde est vivant … de justesse … et dans le car !
Fin de la journée de tourisme, en route pour l’hôtel ! Nous y sommes en une vingtaine de minutes.
Demain nous quittons DAMBULLA.
Demain nous allons à KANDY, temples, épices et artisanat au programme !
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Le top du jour c'est ce repas traditionnel ! Un bon moment, quel plaisir de voir la façon de faire !
Et une mention spéciale pour la femme qui nous a si gentiment fait toutes ces démonstrations.
Et bien sûr il y a le Rocher du lion ; MAIS ... je n'ai pas su l'appréhender ! Je suis passée à côté ...
Donc, le Rocher du lion ; une grosse amertume a posteriori !!
Certes, j'ai reculé devant l'obstacle ... mais je rends notre guide responsable de ce fiasco!! Ce bon à rien n'a pas su nous "vendre" le Rocher !! Confus dans ces rares explications, expéditif pendant la visite du musée, il ne nous a pas donné les "codes", les conseils pour la montée (difficulté, demi-tour, ... ce qu'il ne faut pas râter là-haut !) ... lui est resté en bas !!!
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HOTEL CASSANDRA : pour une deuxième nuit
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Au déjeuner : REPAS TRADIOTIONNEL
Au diner : buffet de l'hôtel