Un petit tour dans le vaste Monde, une pause dans une salle de spectacles, un détour par la cuisine ou auprès du sapin de Noël ... deux ou trois créations … Bienvenue chez moi , agréable visite, et n'hésitez surtout pas à laisser un commentaire. Pour être informés des articles récents, n’oubliez pas de vous abonner. A bientôt.
Aujourd’hui le circuit touristique commence vraiment, nous n’avons qu’un site au programme : la visite du temple de DAMBULLA, haut lieu de pèlerinage.
On monte dans notre bus … une antiquité !! un petit bus sans confort ni espace. Eh bien !!! Il faudra que je vérifie si la notion de « car de tourisme confortable » figure dans le contrat !!
La route repasse le long du Dutch Canal, on débarque pour faire des photos de ce canal, et du boucher du coin remarquable par la patte sanglante qui pend à un crochet ! Ambiance locale garantie !
Don, notre guide, prend la parole pour donner quelques infos sur NEGOMBO. Beaucoup de chrétiens vivent ici, le pays est ouvert à toutes les religions, la plus présente étant le bouddhisme, suivie de l’indouisme, puis les catholiques et les musulmans.
Le pays a obtenu son indépendance en 1946, la population est de 23 millions, 2/3 de cinghalais puis les tamouls, les musulmans (souvent, à l’origine, des marchands arabes) et les chrétiens (convertis par les divers occupants européens).
Étymologiquement, cinghalais (ou cingalais, voire singhalais) signifie « le sang du lion » ou « le descendant du lion », animal emblématique du pays, représenté sur le drapeau national. L’histoire du pays commence au IVème siècle av. J-C quand des cinghalais quittent l’Inde pour s’installer sur cette petite ile. Au IIIème siècle av. J-C, ce sont les tamouls qui vont à leur tour rejoindre l’ile.
Mosaïque ethnique et religieuse, la vie au SRI LANKA est rythmée par de nombreux jours fériés liés aux calendriers religieux, chaque jour de pleine lune est férié pour honorer Bouddha.
Petite parenthèse géographique pour indiquer que le pays culmine à 2524 m au Mont PEDRO, ou PIDURUTALAGALA.
Le pays est divisé en 9 provinces et 25 districts (les anciennes divisions anglaises).
Ici les voitures sont chères car toutes importées, comme les très nombreux tuk-tuks qui viennent d’Inde … et sur la route, il n’y a pas que des voitures et des tuk-tuks … en partant on a vu une vache se promener sur le bitume !
Sur la route, c’est effectivement curieux de voir les « lieux de culte chrétiens », qui ne ressemblent pas à « nos » églises, de remarquer régulièrement des grands calvaires vitrés abritant des piétas ou des représentations de saints, on peut aussi croiser des Christ peints sur des murs ! Une foi bien plus ostentatoire et visible que chez nous.
Ici, le bord de route est très vivant, il se trouve toujours des maisons, une bicoque, un abri bancal, un stand de fruits, un artisan, un groupe de personnes, un marchand quelconque pour occuper l’espace, même quand on longe un champ, une rizière en pleine nature, il y a toujours une trace humaine au bord du bitume !
Sur le bitume c’est pire … nous retrouvons, même hors des « villes », une circulation continuelle, un ballet de véhicules variés, colorés, petits scooters, virevoltants tuk-tuks, camionnettes, bus, et en minorité les voitures particulières. On remarque un rituel, un code entre conducteurs : un petit coup de klaxon quand on va doubler … même s’il y a une ligne blanche continue, même en troisième position sur une route à une voie !!! Conduire ici requiert maestria et nerfs d’acier … nous on se rassure en se disant que ça va passer … qu’il faut que ça passe !!! 😉
Nous longeons maintenant des champs de cocotiers, des cocoteraies. L’arbre est considéré ici comme « l’arbre de vie », tout est utilisé : fruits, écorce, bois …
Des fruits on obtient l’eau, on mange la pulpe, on fait le lait de coco, on peut récupérer l’huile qui sert à cuisiner, les feuilles sont tressées ou participent à la fabrication de balais, le bois sert en charpente, menuiserie, de la fleur on fabrique un alcool, l’arrack ; l’écorce des noix est récupérée pour ses fibres dont on fait des brosses.
Après les cocotiers majestueux et si photogéniques, voici des rizières, plus petites, plus parcellées qu’en Thaïlande ! un patchwork de carrés de différentes couleurs liées aux niveaux de maturité des plants. En principe il se fait deux récoltes par an sur un même champ.
L’autre plante très présente au SRI LANKA est le bananier, les petits fruits délicieux font la joie de chacun, et la fleur est mangée en légume.
Un autre arbre sur la liste, le papayer, grand arbre avec ses gros fruits verts qui pendent.
Et il faut aussi mentionner l’hévéa, cultivé pour récolter le caoutchouc.
Si on voit quelques jolies maisons, dans la campagne ce sont plutôt des masures, des maçonneries improbables, pas terminées parfois en béton brut, des murs en construction, des piliers à l’étage sans cloisons, des escaliers qui ne donnent sur rien, et surtout de grandes auréoles de corrosion sur les murs et beaucoup de tôle ondulée pour les toitures, la plupart du temps sur de la terre battue.
Omniprésentes, les affiches publicitaires sont partout !
Nous retrouvons un paysage de rizières, avec le même constat de petites parcelles, avec, parfois, un bœuf ou une vache attachés sur le terrain.
Notre guide nous explique qu’autrefois les rizières étaient récoltées manuellement à la faux, maintenant la machine facilite le travail, on peut justement en voir une à l’œuvre ! L’irrigation est assurée par des lacs artificiels quand il ne pleut pas suffisamment.
Ici, le grain produit est petit.
Le paysage a changé, on peut maintenant voir de basses montagnes au loin, plus brumeuses.
Nous traversons des petits villages/villes, très vivants, les gens circulent, les femmes sont souvent vêtues de saris, les hommes de sarongs. Il y a beaucoup de chiens errants, ils semblent être tous de la même race, de taille moyenne, le poil court et doré.
Le bouddhisme est beaucoup plus présent maintenant, on voit régulièrement des stupas, tous identiques, blancs en forme de cloche – rien à voir avec la variété des stupas thaïlandais, les temples sont aussi beaucoup plus modestes.
La conduite est vraiment rock’n’roll au SRI LANKA, ça slalome continuellement, ça double à tout va, ligne blanche continue ou pas, en troisième position s’il faut … il y a juste un p’tit coup de klaxon pour prévenir !
Don nous dit qu’ici les gens circulent beaucoup en bus, peu ont un véhicule personnel, trop cher. Selon leurs moyens ils prennent des bus bon marché sans confort, ou des bus climatisés plus modernes.
Et donc voici DAMBULLA, considérée comme le centre géographique de l’ile. À environ 2 km de la ville, nous allons visiter le Temple d’Or (Dambulla Rock Cave Temple, Royal Rock Temple ou Golden Temple), le Temple troglodyte de Rangiri Dambulla, car ce sanctuaire est constitué de cinq grottes décorées. Le site est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1991.
Alors, quelle est l’origine de ce curieux temple ? Au Ier siècle av. JC, le roi Vattagamani Abhaya fuit sa capitale ANURADHAPURA (située à 70km au nord-est de DAMBULLA) chassé par les tamouls. Il se réfugie dans ce monastère bouddhiste. Il va rester là 14 ans et suivre l’enseignement bouddhique. Quand il peut enfin reconquérir son trône il remercie ses hôtes en faisant construire ce temple au sommet de la colline, et décorer les cavernes.
Les rois qui vont lui succéder imprimeront eux aussi leurs marques sur le site, ajoutant fresques et statues, parfois à leur image !
Le site de DAMBULLA en chiffres c’est 300 marches, 157 statues, 6000 m² de parois (peintes) sur une superficie totale de 2100 m² au sol.
Donc, il y a des marches … on s’est mentalement préparés aux 300 qui nous attendent !
On commence l’ascension, plutôt tranquille, en cours de route on rencontre pas mal de petits singes, des macaques, pas du tout impressionnés par notre présence !
En cours de montée on a le choix entre poursuivre les escaliers ou opter pour une pente qui semble plus douce … notre préférence ! Le groupe se scinde, on choisit l’option douce !
On se rejoint tous sur une grande esplanade, le panorama est beau depuis ce promontoire.
Il y a beaucoup de monde, de tous horizons, des fidèles, montés nu-pieds, beaucoup de touristes …
Nous devons commencer par nous plier aux rituels imposés ici, on dépose nos chaussures, nous devons avoir les épaules, dos, décolleté et genoux couverts ; et le contrôleur de l’entrée est intraitable, et loue foulards et sarongs s’il estime notre tenue indécente !
Donc, nous voici aux normes, on peut – enfin – aller voir à quoi ressemble ce temple.
C’est très curieux, il ne s’agit pas de bâtiments à proprement parler, pas des temples, mais une longue façade blanche qui masque l’entrée des cinq grottes.
Don nous invite à entrer dans la première, cette première grotte s’appelle Devaraja Viharaya (temple du Roi des Dieux), c’est une petite cavité occupée par une énorme statue d’un Bouddha couché, l’écart entre ses orteils indique qu’il est représenté mort, entré au Nirvana.
La statue, taillée à même la roche, mesure 15 mètres. C’est une statue polychrome, Bouddha nous accueille les yeux mi-clos, les plis de sa tenue sont finement sculptés.
Des fleurs sont déposées devant la statue, de grands coffres attendent les offrandes plus généreuses.
Il y a deux autres statues dans la pièce, Vishnu auquel la grotte est dédiée, et Ananda, un disciple de Bouddha, les parois sont recouvertes de fresques.
Impossible de s’attarder, vu l’exiguïté de la pièce il faut céder le passage aux autres visiteurs.
Don nous conduit, et nous accompagne, dans la seconde salle, Maharaja Viharaya (temple du/des grand/s rois/s). C’est une immense salle, 52 m de long pour 23 de large, et un plafond allant jusqu’à 7 m par endroit.
Cette salle est magnifique ! Étonnante ! Une cinquantaine de statues ornent cette caverne, pour moi le plus surprenant est sans doute la multitude de Bouddha peints sur le plafond !
Bouddha est représenté dans toutes les postures et tailles possibles ! Il y a aussi des représentations de divinités hindoues. Les statues sont belles, fines et colorées. Certaines sont différentes, les hommes sont couronnés, il s’agit bien de statues de rois, d’où le nom de pièce.
Il y a aussi un petit stupa dans la pièce, c’est curieux !
Allez, il faut sortir … et voici la troisième grotte.
Maha Alut Viharaya (grand nouveau temple) renferme un délicat Bouddha couché, cette fois les orteils sont alignés, Bouddha se repose.
Nouvelle grotte, Pascima Viharaya (temple de Pachima) une petite salle basse et sombre, occupée par un stupa trapu, des statues décorent le pourtour de la pièce.
Dernière salle, Devana Alut Viharaya (temple de Devana Alut), c’est la plus récente, elle a été ajoutée au siècle dernier. Autrefois cette cavité servait d’entrepôt, seul le plafond est en roche naturelle, les autres murs sont construits. La plus petite salle de l’ensemble est principalement occupée par un grand Bouddha couché, on trouve aussi d’autres représentations, dont une de Bouddha protégé par le cobra royal !!
Et voilà, en à peine une heure nous avons bouclé la découverte (au pas de course !) du site de DAMBULLA, sur le chemin de la sortie on peut s’attarder un peu sur l’architecture des lieux, la longue faille dans la roche et la façade blanche qui suit le relief de la montagne.
Il y a bien sûr l’arbre de vie, toujours présent dans les temples, un grand ficus, arbre symbole de Bouddha, qui l’a vu naitre et mourir !
On peut aussi apprécier, sur un panneau, les différentes écritures en cours au SRI LANKA : cinghalaise, latine et tamoule.
On redescend par les escaliers, l’occasion de voir une multitude de petits marchands, de fruits (entiers ou coupés), jus de fruits … tout ceci sous l’indifférence des singes très occupés à s’épouiller !
Vingt-cinq minutes plus tard nous débouchons à l’entrée principale du temple, marquée par une construction monumentale surmontée d'un Bouddha doré géant haut de 30 mètres ! L’un des plus grands du SRI LANKA !!
Juste au-dessous, la gueule béante d’un dragon donne accès au musée, tandis que sur le côté du bâtiment une procession de statues de moines suit la colline …. Dont un dont le visage, les mains et les pieds sont bleus, pourquoi ? Le bleu représente la paix intérieure et la méditation dans le bouddhisme, c’est peut-être lié …
On passe devant un grand stupa doré.
Il est l’heure d’aller se restaurer.
Sur le bord de la route toujours autant de vie, les villages, les boutiques, et régulièrement des marchands de vêtements étendus sur les fils de clôture au milieu de rien !!
Une agréable pause déjeuner sous forme de buffet.
On doit ensuite aller visiter un atelier de batik.
Nouvel arbre, nouveau commerce, sur la route le guide attire notre attention sur une nouvelle variété d’arbres, le kapokier duquel on va obtenir le kapok (les poils fins et soyeux qui entourent les graines), et sur le bord de la route on voit fleurir des cabanes vendant des gros sacs de cette matière imperméable et imputrescible.
Et voici le fameux atelier, Batik Fair by Kottegoda. C’est assez désert, seules quelques femmes nous attendent. Ça sent le piège à touristes !
Le guide nous réunit autour d’une table, manipulant un exemplaire test, il nous délivre alors son speech sur la technique du batik et des colorations successives du tissu.
Donc le batik est une technique de teinture avec l’utilisation de la cire qui va couvrir l’ensemble de la pièce de tissu, à chaque couleur on libère les emplacements qu’on souhaite colorer, il y a autant de bains de couleurs que de teintes souhaitées pour le résultat final, c’est donc un travail long, lent et délicat.
Nous allons ensuite voir les ouvrières à l’ouvrage, elles dessinent, appliquent la cire, à grands traits ou plus délicatement ; une jeune femme fait ensuite la démonstration des différents bains, c’est bluffant ! et très artisanal (pour ce qui nous est montré).
Dernière étape, devant une marmite bouillante, une femme nous montre comment la cire est éliminée, avant le séchage et le résultat final ; elle trempe plusieurs fois l’étoffe dans le bouillon brûlant, sans gants, et on voit la couleur définitive apparaitre.
On passe bien sûr par la boutique, un grand showroom très généreusement approvisionné, vêtements, objets décoratifs … des millions d’heures de travail au vu de la démonstration … à moins qu’une partie soit un peu plus industrialisée !! … les prix sont exorbitants, justifiés sans doute mais … qui savent profiter de la situation et exploiter le visiteur ! … miraculeusement les ouvrières ont disparu !! Une pause avant le prochain car sans doute !
On reprend la route, et rapidement une grande attraction captive tout le car !! il y a un éléphant sur la route !!! Il y a même deux éléphants sur la route !!! Un de chaque côté, et, si l’un d'eux rentre dans la forêt, l’autre traverse juste devant le car !!! Des éléphants sauvages au bon moment !!! On est tous ravis de ce moment exceptionnel !!!
C’est un paysage tropical qui nous accompagne, végétation luxuriante et cocotiers, et des maisonnettes nichées au milieu de tout ça.
Nous arrivons à l’hôtel en milieu d’après-midi, l’hôtel est encore très bien choisi, la chambre spacieuse et agréable ; c’est rigolo sur la baie vitrée il y a une mise en garde contre les singes, un texte en anglais, français et allemand, il ne faut pas nourrir les singes et il faut maintenir les fenêtres fermées ET verrouillées ! Et sur la porte d’entrée le rappel de l’exigence de fermer la fenêtre !!
On découvre aussi notre hôtel, et la salle de restaurant en terrasse ! ça a l’air très chouette ! Sympa aussi … et exotique, ce sont les singes qui se baladent le long de la piscine !!! Ce n’est donc pas une précaution inutile, il y a bel et bien des singes très à l’aise ici !! on adore !!
Fin de journée et soirée agréables et reposantes !
Demain nous allons découvrir le Rocher du Lion, lieu emblématique du SRI LANKA, et nous aurons aussi rendez-vous avec la culture locale autour d’un déjeuner traditionnel et une balade dans la campagne à bord de chars à bœufs … tout ça est bien alléchant !
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Le temple de DAMBULLA, l’étonnante découverte de ce temple troglodyte si particulier… Et nous avons grimpé ses 300 marches sans souci !!!
Une mention spéciale pour les singes et les éléphants !!
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HOTEL CASSANDRA : Encore un bel hôtel, dans la jungle ! Piscine et transats à disposition.
Un bar cosy et confortable avec un billard.
La salle de restaurant en bordure de piscine est très agréable.
Notre chambre est encore superbe ! Très belle, spacieuse, joliment décorée, un beau plancher, fauteuils et canapés, et une terrasse donnant sur une grande piscine !! Génial !
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Au déjeuner : le « Tropical Village » près de DAMBULLA. La salle est grande, se veut élégante avec les sièges recouverts de housses noires, nappes et serviettes en tissu.
Le buffet est très complet et varié, soupe, crudités, salades, plats chauds et coin srilankais, à part comme à l’hôtel. Mais il y a beaucoup de monde, dont beaucoup d’asiatiques sans gêne.
Le repas est bon et agréable.
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Au diner : Restaurant de l’hôtel. Nous avons encore une table attitrée. Nous sommes entre les Lillois et les Bordelais.
Le buffet est encore agréable mais moins généreux que les précédents, le stand des crudités peu approvisionné, les plats chauds moins variés, et moins remplis !! On trouve malgré tout sans souci de quoi se faire plaisir !
Tous ces buffets ont une partie consacrée aux plats locaux, fortement épicés, présentés dans de jolies petites jarres en terre, et quelle que soit la richesse de l’offre, il y a du riz blanc, ce riz srilankais particulier avec ses petits grains presque ronds ; et omniprésentes aussi les pâtes (souvent des spaghettis) qui garantissent que chacun trouvera au moins un plat qui lui convienne.
Plus étonnant, il y a toujours du pain, un peu mou, de différentes farines, avec parfois des céréales, mais qui ressemble à la baguette française !
Encore une particularité, jusqu’à maintenant, un dessert chaud nous a toujours été proposé, ce soir ce sont des bananes flambées au scotch … divines !!!